Bah Oury : « On ne peut pas voir notre pays se détruire et se dire… »
CONAKRY-Alors que la Guinée vit des tensions sporadiques, le Premier ministre a interpelé les administrateurs territoriaux sur leur responsabilité dans la préservation de la paix et la stabilisation du pays. Pour Bah Oury dans un État, tout ne peut pas être géré par le Gouvernement central.
« Vous avez une lourde responsabilité. Cette responsabilité c’est de faire en sorte que ce qui est décidé en conformité avec les lois de la république soit effectivement réalisé sur le terrain. Ce sont des objectifs que la gouvernance de ce pays mettra en exergue, parce qu’on ne peut pas voir notre pays se détruire et se dire que c’est la faute des autres. Nous avons notre part et il faut que cela change », interpelle le Chef du Gouvernement.
Bah Oury compte miser sur les autorités au niveau local, pour relever certains défis, en développant des compétences en matière de gouvernance, de gestion financière et de planification.
« Il faut renforcer la petite paysannerie, il faut renforcer le développement agricole pour créer de l’emploi. Qu’on ne dise pas à un gouvernement ‘’on veut de l’emploi, augmentez le nombre des fonctionnaires’’. Le nombre des fonctionnaires ne crée pas la richesse. Ce qui crée la richesse ce sont des activités des sociétés économiques privées dans plus part des cas », selon le Premier ministre.
Pour Bah Oury, la refondation dont on parle actuellement a plusieurs leviers. « Est-il possible d’assainir une grande ville comme Conakry si les collectivités locales, les communes n’assument leurs responsabilités ? Ce n’est pas au ministre de l’administration du territoire de s’assurer que telle rue dans tel quartier est propre. Non, il faut savoir que ce qui fait l’Etat, ce sont des responsables à travers les représentants des collectivités locales qui assument pleinement leurs responsabilités et qui s’appuient sur l’administration territoriale qui fonctionne en conformité avec les règles de la république. Ce sont les deux piliers de stabilisation de tout pays. Tout pays qui ne parvient à cela devient un pays fragile. Il faut qu’on s’oriente vers la consolidation de nos atouts et qu’on fasse de telle sorte que nos fragilités antérieures soient derrière nous », suggère-t-il.
A suivre !
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 3 juillet 2024 21:10Nous vous proposons aussi
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