Division du quatuor : du pain béni pour la junte…

Guinée

CONAKRY-L ‘on savait que leur alliance de "convenance" ne tenait qu'à un fil du rasoir et qu'il fallait juste une petite peccadille pour que tout s'écroule comme un château de cartes. Eh bien, ceux-là qui avaient prédit un tel sort pour le quatuor n'ont pas eu forcément tort. Le retrait avec fracas de la CORED de Mamadou Sylla en est une preuve. Et, cela n'augure pas un avenir serein à cette alliance. 

Ce bloc politique bâti apparemment sur du sable mouvant a vu très vite les piliers de ses murs se lézarder à la moindre secousse. Comme toujours, les égos et les petites guéguerres de positionnement ont eu raison sur la sauvegarde de l'intérêt commun. 

Mais ce n'est point surprenant quand on sait combien de fois, les forces qui composent ce Quatuor étaient jadis antagoniques à tout point de vue. 

Le "mariage" entre le RPG Arc-en-ciel, -considéré comme étant celui par lequel tout ce que le pays est en train de vivre est arrivé-, et les trois autres coalitions (ANAD, CORED, FNDC POLITIQUE) n'a-t-il pas été d'ailleurs qualifié de contre-nature. Pour maints observateurs, ce rapprochement inédit constaté dans le landerneau politique guinéen n'a pas été noué sur des bases moralement saines, -bien que l'on ait coutume de dire de manière tronquée, qu'en politique, les intérêts passent d'abord avant la morale-. 

C'est un secret de polichinelle. Aujourd'hui, l'on se dirige droit vers l'implosion de ce bloc politique. Pourtant, outre le FNDC, c'est le seul qui arrivait si tant soit peu, à perturber le sommeil de la junte au pouvoir. 

Ces bisbilles au sein du quatuor constituent sans nulle doute du "pain béni" pour Mamadi Doumbouya. Le colonel-président qui a vu sa côte monter vis-à-vis de la communauté internationale depuis la signature de l'accord avec la Cedeao. 

Ayant trouvé un compromis avec l'organisation sous-régionale dont les dirigeants devraient entériner en décembre prochain le chronogramme de la transition, les autorités de la transition semblent avoir le champ libre pour dérouler tranquillement leur agenda. Avec ou sans le quatuor. 

A ce propos d'ailleurs, la réponse du Premier ministre face aux dix exigences posées par les quatre coalitions, comme préalables à leur participation au dialogue, en dit long. Mais ceci est une autre histoire.

Focus Africaguinee.com

 

Créé le Jeudi 17 novembre 2022 à 12:31

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