Quel type de régime faut-il à la Guinée? La formule très originale de Dr Faya…

Guinée
Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral
Dr Faya Milimono, président du Bloc Libéral

CONAKRY-Quel type de régime politique pourrait-il coller le mieux à la Guinée ? A l’orée de rédaction de la nouvelle Constitution le président du Bloc Libéral (BL) a dévoilé sa proposition.

Dr Faya Millimono se dit favorable à un régime présidentiel dans lequel, les pouvoirs du président de la République et du gouvernement central seront largement limités.

Par exemple, le président de la République ne doit pas avoir le Pouvoir de dissoudre le Parlement, préconise-t-il. « Ceci pour obéir au principe qui dit que le pouvoir ne s’exerce pas par la coercition, mais par la négociation », justifie le leader du BL.

De même, les nominations par le Président de la République aux fonctions civiles et militaires doivent être confirmées par le Parlement qui devrait veiller au maintien des équilibres nécessaires au fonctionnement normal de notre pays.

« Les compétences du gouvernement central seront limitées », propose M. Milimouno. Avec ce système, le droit de véto devrait être conféré au président par rapport aux lois votées par le parlement. Toutefois, le droit de réaffirmation de toute loi faisant l’objet de véto par le Président, est donné au Parlement, sous réserve d’un vote approuvant la même loi, à la seconde lecture, par une majorité qualifiée (60% des parlementaires).

Destitution du Président par le parlement...

Ce n’est pas tout. Le leader du Bloc Libéral propose à ce que le droit doit être donné au Parlement de destituer le Président de la République, en cas de haute trahison de la part de ce dernier.

L'autre proposition phare faite par cette figure politique, c'est la création d'un poste de vice-président. La personne occupant ce poste remplacerait constitutionnellement le Président, en cas de vacance de pouvoir.

« Par souci d’équilibre de dynamiques sociale et politique, le Président et son vice-président ne seront ni de la même ethnie ni de la région ni de la même religion », suggère Dr Faya Millimono.

Modification constitutionnelle

Pour rendre la modification constitutionnelle difficile, la première période entre le premier vote référendaire sur la modification et sa rentrée en vigueur doit être fixée à cinq ans minimum. Aussi, toute modification de la constitution doit être inapplicable au Président de la République et aux parlementaires en fonction durant la période de modification.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Mercredi 05 octobre 2022 à 14:35