Démantèlement d'une "cellule terroriste" lors d'une opération hispano-marocaine

Maroc
Les Forces auxiliaires marocaines montent la garde près de la barrière frontalière séparant le Maroc de l'enclave nord-africaine de Melilla (AFP)
Les Forces auxiliaires marocaines montent la garde près de la barrière frontalière séparant le Maroc de l'enclave nord-africaine de Melilla (AFP)

Les polices espagnole et marocaine ont démantelé mardi une "cellule terroriste" soupçonnée de liens avec l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), lors d'une opération sécuritaire conjointe, a-t-on appris de sources policières.

Cette opération a abouti à l'interpellation de neuf personnes dans l'enclave espagnole de Melilla (nord du Maroc) et de deux autres à Nador, ville proche de Melilla, précise un communiqué de la police marocaine. Les deux suspects appréhendés à Nador, âgés de 34 et 39 ans, ont été placés en garde à vue.

Des sources policières espagnoles interrogées par l'AFP ont fait état quant à elles de l'arrestation de 10 personnes dans l'enclave de Melilla et d'une autre à Grenade, dans le sud de l'Espagne. Selon la police marocaine, des perquisitions ont permis la saisie de "matériels informatiques" sous forme de téléphones mobiles, de cartes SIM, d'un ordinateur et de supports numériques.

Les suspects faisaient "l'apologie de l'idéologie extrémiste à travers la diffusion de discours et de contenus numériques via les systèmes informatiques ou la communication directe, afin d'embrigader et d'enrôler des personnes pour rejoindre les organisations terroristes", selon la même source.

Le chef présumé du réseau a des liens avec une autre cellule démantelée en décembre 2019 dans la banlieue de Madrid et à Nador, dans le cadre d'une opération conjointe de policiers marocains et espagnols, ajoute le communiqué.

Le Maroc et l'Espagne ont repris officiellement leur coopération sécuritaire en avril dernier, après avoir mis fin à leur différend sur la question du Sahara occidental. La police marocaine affirme avoir démantelé plus de 2.000 cellules jihadistes et interpellé plus de 3.500 personnes dans le cadre d'affaires liées au "terrorisme" depuis 2002.

AFP

Créé le Mercredi 05 octobre 2022 à 9:57