Échangeur de Bambéto : Ces actes de vandalismes qui n’honorent pas…

Conakry

CONAKRY-Le chantier de l’échangeur en construction au rond-point de Bambéto a été victime d’actes vandalismes le 02 octobre 2022, jour de la fête nationale de Guinée. Des jeunes de l’axe sont pointés du doigt par des ouvriers. 

A Bambéto rond-point, où des travaux de construction d’un échangeur sont en cours, des manifestants n’ont pas trouvé mieux que de s’attaquer aux installations de l’entreprise en charge de l’exécution du chantier. Des violences inouïes ont été enregistrées sous l’œil impuissant des ouvriers. 

Sur les lieux, la clôture construite pour la sécurité des usages a été détruite. De bois emportés, des tôles saccagées…les lieux ressemblent à un champ de bataille entre clans rivaux. Les quelques ouvriers rencontrés ce mardi 04 octobre 2022 sont encore sous le choc.

Mohamed Chérif Diallo est le superviseur général du projet de construction de l’échangeur de Bambéto. Il dresse un constant désolant en attendant le rapport global des dégâts. 

« On a trouvé des tôles éparpillées, des chaussures, Képis et des personnes blessées. Ce chantier était bien clôturé pour ne pas quelque qu’un se fasse accidenter ici. Le jour de la fête du 02 octobre ils ont tout saccagé », déplore-t-il.

Selon lui, c’est suite à des disputes entre des jeunes de l’axe que ces violences ont éclaté. « C’est vers le soir que ç’a dégénéré. On a vu des cailloux venir de gauche à droite. La police est intervenue pour rétablir l’ordre, mais c’était vraiment violent », a ajouté le superviseur. 

Outré par rapport à ce que s’est passé, M. Chérif rappelle que ce projet n’appartient pas seulement à Bambéto ni Hamdallaye, c’est pour toute la Guinée. Il appelle les jeunes de l’axe à une prise de conscience.

« C’est un projet qui est là pour nous aider, nous rendre heureux et développer notre pays. Ce que je peux dire aux jeunes de l’axe, c’est de patienter. Ce projet va employer 1000 personnes. Déjà il y a près de100 jeunes de l’Axe qui sont recrutés ici. Chaque jour on continue à recruter. Je demande aux jeunes d’être calme, d’écouter. La violence n’arrange pas. On a grevé depuis 2010, qu’est-ce que ça nous a apportés ? Rien si ce n’est que le malheur. On doit prendre conscience pour le bien de notre pays », conseille le superviseur qui ne cache pas sa déception.

« Je suis vraiment déçu par rapport à ces violences parce que la fête du 02 octobre est un moment de fierté pour nous, normalement même si tu es fâché, ce jour, tu dois maitriser ta colère…. Les autorités sont en train de remplir leur devoir en nous accompagnant. Ils ont demandé à ce qu’on recrute les jeunes de l’Axe, nous l’avons fait. Nous travaillons avec ces jeunes, et au fur et à mesure nous allons recruter les jeunes de l’Axe ».

C’est le 13 avril 2022 que les travaux de construction de cet échangeur ont été lancés par le Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition. Le projet est financé à hauteur de 26 240 000 dollars américains pour un délai de construction de 30 mois.  Le superviseur général du projet se dit surpris par ces violences ciblant leurs installations.

« Nous avons été vraiment surpris parce que le projet avance. On a commencé à faire la déviation pour éviter l’embouteillage. Les routes numéro 1 et 3 sont finies, celles des numéro 2 et 4 sont en cours. Il ne faut pas que les gens s’attaquent à ça sinon c’est vraiment dommage. On devrait s’inspirer de la Côte d’Ivoire, du Ghana, côte d’Ivoire, du Ghana qui sont en train de se développer », explique-t-il.

La destruction de cette clôture expose aux usagers à une insécurité, prévient M. Diallo. « On est obligé de mettre des banderoles, des angles délimitant le périmètre de sécurité pour ne pas que des gens qui roulent imprudemment aient des problèmes », a-t-il ajouté.

Youssouf Conté est ouvrier de ce chantier. Il déclare que les manifestants ont non seulement tout saccagé, mais ils ont également jeté des pierres dans la base vie de l’entreprise en charge de l’exécution du projet.

« Il y avait du monde ici. C’est vers 18 heures qu’ils ont tout saccagé. Les tôles et les bois, tout a été détruit. Ils ont même jeté les cailloux dans la cour de l’entreprise. Heureusement, on n’a pas enregistré de blessés dans nos rangs. Je ne sais pas pourquoi ils ont fait ça. Il appartient à l’Etat de prendre des dispositions au niveau de Bambéto pour que tout se passe bien ici », réclame ce travailleurs rencontré sr les lieux.

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 04 octobre 2022 à 18:39