Burkina Faso : La Cedeao met en garde les putschistes…

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Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la Cedeao et le putschiste déchu Paul Henri Sandaogo Damiba, image d'archive
Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la Cedeao et le putschiste déchu Paul Henri Sandaogo Damiba, image d'archive

ABUJA- La réaction de la Communauté Économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ne s'est pas fait attendre suite au coup d’Etat survenu ce vendredi 30 septembre au Burkina Faso.  

Dans un communiqué publié dans la foulée du putsch, l'organisation sous-régionale a, sans surprise, condamné avec la plus "grande fermeté" cette prise de pouvoir par la force.

Englué dans une crise sécuritaire depuis 2014, le Burkina Faso vient ainsi d’enregistrer un second coup d’Etat en moins d’un an.

En début d’année, l’armée menée par le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba renversait le président élu, Roch Marc Kaboré. Son règne n’aura duré que huit mois. Le balayeur de Kaboré a été balayé par le jeune capitaine Ibrahima Traoré, nouvel homme fort du pays.

Un putsch inopportun

La CEDEAO trouve inopportun ce nouveau coup de force au moment où, selon elle, des progrès ont été réalisés, grâce à la diplomatie pour un retour méthodique à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024.

Réaffirmant son opposition « sans réserve à toute prise ou maintien du pouvoir » par des moyens non constitutionnels, la Cedeao exige le respect scrupuleux du chronogramme déjà retenu avec les Autorités de la Transition déchues pour un retour à l'ordre constitutionnel.

Mise en garde…

La CEDEAO met en garde toute institution, force ou groupe de personnes qui par des actes, empêcherait le retour programmé à l'ordre constitutionnel ou contribuerait à la fragilisation de la paix et la stabilité du Burkina Faso et de la Région.

« La Commission de la CEDEAO reste saisie de l'évolution de la situation », conclut la note de l’autorité sous-régionale.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Samedi 01 octobre 2022 à 1:57