Relance du dialogue : Voici les conditions posées par l’ANAD…à Boni Yayi

Guinée
Boni Yayi médiateur de la Cedeao s'entretenant avec des acteurs politiques guinéens
Boni Yayi médiateur de la Cedeao s'entretenant avec des acteurs politiques guinéens

CONAKRY-En bouclant sa mission en Guinée, samedi 27 aout dernier, le médiateur de la Cedeao (communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) a formulé des recommandations pour désamorcer la crise et relancer du dialogue, en vue de favoriser une transition apaisée.

L’ancien Président du Bénin a salué la mise en place par les autorités de la transition du cadre de concertation inclusif tout en invitant les parties prenantes à trouver des compromis pour rendre le dialogue inclusif et consensuel.

Pour ce faire, Thomas Boni Yayi, a exhorté les partis politiques (UFR, UFDG, RPG Arc-en-ciel) n'ayant pas encore pris part au cadre de concertation initié par les autorités, -lequel cadre pourrait être actualisé de manière consensuelle-, de le faire afin d'assurer une transition apaisée.

Comment cette recommandation est-elle accueillie au niveau de l'Alliance Nationale pour l'Alternance et la Démocratie (ANAD) ? La coalition politique dirigée par Cellou Dalein Diallo a-t-elle des exigences ? Africaguinee.com a interrogé ce lundi 29 août 2022 Dr Fodé Oussou Fofana, un des dirigeants de l’ANAD et vice-président de l’UFDG. Il dévoile leurs exigences pour revenir autour de la table de dialogue.

« Nous sommes demandeurs du dialogue et nous l'avons dit au médiateur. Nous voulons un cadre de dialogue mais qui soit structuré. On ne veut pas aller à un dialogue avec trois cents personnes, ça ne sert à rien. Le dialogue c'est entre les parties qui ne s'entendent pas. Le médiateur, pourquoi il a été choisi ? C'est parce qu'il y a crise. La crise c'est entre les partis politiques qui ne sont pas d'accord avec les 36 mois et le CNRD (junte militaire au Pouvoir). C'est tout. Ce sont les deux parties qui doivent se mettre ensemble pour discuter dans un cadre structuré », a tranché Dr Fodé Oussou Fofana.

Prenant l'exemple sur les précédents dialogues tenus sous le règne du défunt régime, le vice-président de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a insisté sur la nature du dialogue qui doit s'ouvrir.

« Nous avons dit au Premier ministre et à tout le monde qu'il ne s'agit pas d'un cadre de concertation mais d'un cadre de dialogue. On a l'habitude de dialoguer ici. Au temps d'Alpha Condé, on se retrouvait. L'opposition envoyait ses représentants tout comme la mouvance devant les partenaires techniques et financiers sous la supervision d'un facilitateur ou d'un médiateur. C'est vrai qu'on parvenait à s'accorder sur certaines questions, on faisait des rapports mais c'est monsieur Alpha Condé qui ne mettait pas en application les conclusions des accords. Quand on dialoguait, ce n'était pas toute l'opposition, ce n'était pas plus de 300 partis politiques qui venaient. Le dialogue n'est pas une conférence nationale », a laissé entendre le vice-président de l'UFDG.

Siba Engagé

Pour Africaguinee.com

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Créé le Lundi 29 août 2022 à 17:59