Cas FNDC : Le CNRD invité à "reconsidérer" la décision…

Guinée
Des militaires dans les rues de Conakry le jour du coup d'Etat du 05 septembre
Des militaires dans les rues de Conakry le jour du coup d'Etat du 05 septembre

CONAKRY- Fer de lance de la lutte contre le troisième mandat (2019-2020) et du combat pour un retour à l'ordre constitutionnel Guinée après le coup d’Etat qui a renversé Alpha Condé, le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a été dissout à la surprise générale par la junte.

Cette décision qualifiée d’extrême des autorités militaires au Pouvoir en Guinée depuis le 05 septembre 2021, suscite  une vague d’indignations en Guinée et au niveau sous-régional. Le colonel Mamadi Doumbouya est appelé à reconsidérer la décision.

« Cette décision est une violation flagrante des articles 20 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 21 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques, 11 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, 34 et 8 alinéa 2 de la Charte de la Transition Guinéenne », s’indigne la ligue africaine des web activistes et blogueurs pour la démocratie.

Cette plateforme de la société civile africaine s’inquiète de la détérioration de la situation des droits humains en Guinée et du rétrécissement de l’espace civique par la junte militaire au pouvoir.  

Africtivistes demande aux autorités de la transition de « reconsidérer leur décision de dissoudre le FNDC » et de lever l’interdiction de manifestations décrétée depuis le mois de mai.

De son côté, tout en exprimant son soutien au FNDC, Y EN A MARRE condamne vigoureusement une volonté du CNRD de faire taire toutes les voix divergentes.

« La dissolution du FNDC, est une mesure totalement arbitraire qui viole les obligations de la Guinée par rapport à la Charte africaine des droits de l’homme et des Peuples dont la Guinée est partie », proteste de son côté Alioune Tine, qui demande la levée de cette mesure et la libération des détenus politiques.

Pour l’heure, les dirigeants du FNDC n’ont pas voulu commenter la décision de la junte. Ils disent être préoccupés par les prochaines manifestations qu’ils ont appelés le 17 août sur toute l’étendue du territoire national.

Dossier à suivre...

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Mardi 09 août 2022 à 21:41