Alpha Condé accusé de "crimes" : La réplique du RPG arc-en-ciel...

Guinée
L'ancien président guinéen Alpha Condé
L'ancien président guinéen Alpha Condé

CONAKRY- L’ancien président guinéen Alpha Condé et 91 personnalités de son défunt régime sont visés par des poursuites judiciaires pour des crimes et exactions commis dans le sillage du référendum controversé du 22 mars 2020.

Des « preuves matérielles » qui attesteraient leur implication présumée dans ces graves violations des droits humains, ont été transmises ce jeudi 14 avril au parquet général de Conakry, par des avocats du FNDC. Leur action fait suite à l'ouverture par la justice guinéenne, d'une information judiciaire sur les crimes de sang commis ces onze dernières années en Guinée.  

Comment le Rpg arc-en-ciel ancien parti au pouvoir réagit-il ? interrogé ce vendredi 15 avril 2022 par un journaliste d’Africaguinee.com, un des responsables du parti a qualifié ces accusations de « farfelues ».

« Ce sont des habitués des faits. Ce très déplorable que des gens qui prétendent être des leaders d’opinion puissent se comporter comme des enfants. J’ai vu une longue liste dans laquelle mon nom y figure. Les gens prennent leurs émotions pour de la réalité. Lorsqu’on veut porter des accusations aussi graves sur des personnalités, il faut se prémunir d’un minimum d’éléments objectifs et surtout savoir comprendre les contours d’un tel processus. Mais se réveiller un beau matin pour dresser des listes fantaisistes en mettant des noms de toutes les personnalités d’un régime, cela relève de l’enfantillage. Cela n’engage que les auteurs », a réagi Souleymane Keita, un des responsables de la communication du RPG arc-en-ciel.

Les accusations des avocats français du FNDC surviennent alors que le premier dirigeant du RPG arc-en-ciel et plusieurs autres responsables du parti sont en détention à la maison centrale de Conakry. Accusés de détournement de deniers publics, Kassory Fofana, Mohamed Diané, Zakaria Kouliably, Oyé Guilavogui sont en détention depuis plus d’une semaine.

Selon Maitre Wialliam Bourdon et maitre Vincent Brengarth les éléments de preuves qu’ils ont transmis au paquet dans une clef USB, peuvent être exploités dans le cadre des investigations ouvertes. Pour Soulyemane Keita, ce qui est brandit comme « preuve », c’est tout simplement de la distraction.

« Nous ne sommes pas des personnes qui pourraient s’illustrer dans des pratiques qu’ils ont décrits. Ils doivent faire attention. Lorsqu’on veut avoir l’assentiment de l’opinion publique, il y a un minimum de rigueur qu’on s’impose en évitant des accusations farfelues de ce genre. Ce qu’ils ont présenté là, c’est simplement de distraction », réplique M. Keita.

A suivre…

 

Siba Guilavogui

Pour Africaguinee.com

Créé le Vendredi 15 avril 2022 à 18:13