Santé infantile : deux plateformes de vaccination validées par le ministère de la Santé et ses partenaires

Conakry

CONAKRY-Le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, à travers la direction nationale du Programme Elargi de Vaccination, a organisé ce mardi 30 novembre 2021, un atelier de validation de la plateforme de vaccination au cours de la deuxième année de vie.

L’ouverture des travaux a été présidée par Dr Bachir Kanté, conseiller chargé de mission au ministère de la santé. Outre les responsables des directions régionales de santé et autres hauts cadres du département, l’atelier a connu la présence des partenaires techniques et financiers.

L’objet principal de cet atelier est de procéder à la validation de la « Plateforme de 2 année de vie et l’Introduction du VAR2 ». La Guinée s'inspire des documents de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur les Stratégies et pratiques de vaccination systématique (SPMVS) et les documents spécifiques à la plateforme et activités pour la 2 année de vie. Pour ce faire, il était nécessaire de repenser les politiques qui ne se focalisaient que sur les enfants de zéro à 11 mois.

Selon Dr Moustapha Dabo, coordinateur national du Programme Elargi de Vaccination (PEV) au ministère de la santé, la validation de ce document est une étape importante dans le processus de la vaccination des enfants.

« Procéder à la validation de ce document est extrêmement important pour nous. Le document s’appelle la plateforme de vaccination pour la deuxième année de vie, mais aussi on a un deuxième document à soumettre pour validation sur le plan d’introduction la deuxième dose du vaccin contre la rougeole dans le fief systématique en République de Guinée. Mais comment y arriver ? Notre programme a pour mission : la conception, la mise en œuvre et le suivi de la mise en œuvre de tout ce qui est politique et stratégie de vaccination en République de Guinée mais aussi des soins de santé primaires », a-t-il expliqué.

En Guinée, il est établi que jusque maintenant, on vaccinait les enfants au cours de la première année. On estime que l’enfant est complètement vacciné lorsqu’il a pris tous ses vaccins avant son premier anniversaire. Mais maintenant, les choses ont évolué.  Avec l’organisation mondiale de la santé, il y a des nouvelles directives.

« On appelle ça la vaccination le long du cycle de vie. Que ça soit la petite enfance, l’adolescence, jusqu’à l’âge adulte il y a des vaccins. La mission du PEV, c’est d’évoluer aussi. Et comme il y a des vaccins qui s’administrent après la première année de vie, il fallait y avoir une politique des orientations, une plateforme indiquant la possibilité d’offrir ces services de vaccination après la première année de vie », a expliqué Dr Moustapha Dabo.

Le programme a commencé avec l’introduction du vaccin contre la méningite qui est administré à 15 mois, équivalent à la deuxième année de vie, ajoute M. Dabo, précisant qu’il y avait un vide en terme d’orientation, de directives.

« Avec l’appui des partenaires, on a estimé que c’était utile d’élaborer un document d’orientation pour les prestataires à tous les niveaux. Les responsables au niveau central, régional, district sanitaire jusqu’au niveau du centre de santé. Rappelez-vous que nous avons 430 centres de santé qui vaccinent au quotidien.  Il faudrait qu’il y ait un document d’orientation pour qu’ils sachent qu’à partir de l’instant, ils doivent vacciner après la première année.  En plus du vaccin contre la méningite, on va introduire un vaccin contre la rougeole, ça sera entre 15 et 18 mois. Mais ça ne peut se faire que grâce à des documents normalisés », a précisé Dr Moustapha Dabo.

Dans son allocution, le conseiller chargé de mission au ministère de la santé a souligné que l’introduction de cette plateforme va permettre aux enfants de se rattraper et d’avoir les armes nécessaires pour pouvoir lutter contre les maladies qui sont évitables par la vaccination.

« Tout ceci est né d’un constat : nous avons une couverture vaccinale qui est assez faible. Nous avons des enfants dont le programme vaccinal a commencé et s’est arrêté en cours de chemin. Le constat est que le programme vaccinal s’est arrêté au niveau de la première année de vie (...) Le fait d’introduire cette plateforme pour la deuxième année nous permet encore d’étendre notre champ d’investigation afin de faire rattraper les enfants qui sont en retard dans la vaccination et leur donner les armes nécessaires pour pouvoir lutter contre les maladies qui sont évitables par la vaccination », a déclaré Dr Bachir Kanté.

 Pour sa part, Dr Lise Martel, représentante de CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) a indiqué : « Nos efforts ont toujours été dans le contrôle des maladies à potentielle épidémique. Cette initiative de deuxième année de vie, nous rejoint parce que nous savons que cette initiative est très importante pour prévenir les épidémies surtout chez les petits enfants. C’est surtout leur permettre d’avoir une protection contre les maladies qui sont évitables par la vaccination ».

Selon elle, le comité qui a été formé avec tous les partenaires généralement impliqués à la vaccination au ministère, l’OMS (organisation mondiale de la santé), étaient là pour développer ce document pendant les dernières semaines et mois au cours desquels ils ont beaucoup travaillé. « L’atelier d’aujourd’hui est nécessaire parce qu’il va permettre de regarder chacun de ses documents, de bien les analyser, de les réviser, de proposer des changements. Cela permettra de s’assurer que tous les documents utilisés pour les activités dans un futur proche soient bien adaptés aux besoins et à la réalité guinéenne », a souligné Dr Lise Martel, tandis que de son côté Dr Timothé Guilavogui a précisé que la vaccination correcte des enfants de moins de 2 ans, va contribuer énormément à la réduction de la mortalité

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 30 novembre 2021 à 21:32