Catastrophe à Bangouya : "On est cerné par les eaux…nos enfants sont portés disparus"

Kindia

KINDIA- C’est un sinistre sans précédent qui est en train d’avoir lieu dans la sous-préfecture de Bangouya, confrontée à une série de catastrophes naturelles ces dernières semaines ! Plusieurs villages de cette localité située dans la préfecture de Kindia est envahie par une montée des eaux de la rivière Bonokhouré, d’une ampleur inédite. Si rien n’est fait dans l’urgent, on court doit une catastrophe humanitaire, alors que les tremblements de terre y sont devenus fréquents. L’axe principal qui mène à Bangouya est cerné il y a de cela plus d’une semaine par les eaux du lac formé par le gigantesque barrage hydroélectrique de Souapiti.

Les eaux sont montées à la suite des récentes fortes pluies enregistrées dans la localité, ces dernières semaines. Certains habitants craignent d’être engloutis par les eaux. Pour alerter l’opinion et les autorités sur ce déluge qui s’abat sur elles, plusieurs femmes sont sorties du bois. Des centaines de vieilles et jeunes femmes se sont massées sur le seul accès pour échapper à la crue des eaux avec le peu d’ustensiles et d’habits qu’elles ont pu sauver.

‘’Le lit du fleuve a débordé, et l’eau est montée et a même envahi le cimetière de notre village. C’est une crue qui a fait monter ces eaux (…), on ne sait plus où partir. Nous avons perdu tous nos biens et certains voisins des villages environnants ont perdu de vue leurs enfants’’, s’est lamentée cette vieille dame, au bord des larmes.

Cette autre septuagénaire, main au dos demande de l’aide de la part des autorités guinéennes. ‘’Nous ne savons plus quoi faire, nous demandons de l’aide auprès du colonel Mamadi Doumbouya’’.

Dans ce chaos, un autre phénomène lié aux morsures de serpents ou attaques d’autres animaux peuvent survenir. ‘’ Moi je dormais on m’a réveillé dans la panique (…), dans ma maison, l’eau est montée avec un serpent qui est allé se loger dans une des pièces. C’est en ce moment que j’ai pris mon bébé et je n’ai pu sauver qu’une seule natte’’, dit-elle.

Pour cette autre dame, venue de Warakhalan en allant à Dougou-dougou c’est la terre qui a d’abord tremblé avant qu’elle ne constate des maisons qui s’effondraient et de l’eau partout. ‘’Certains de nos enfants se sont noyés (…), tous les gros serpents sont aussi visibles dans les parages’’ ont -elle confiées.

Pour certains observateurs, si les autorités guinéennes interpellées par ces dames n’y prennent garde, le bilan risque d’être lourd. Disparitions, pertes en vies humaines par noyade, cultures dévastées, bétail décimé, maladie hydro-fécales, seront le lot de ces citoyens.

A suivre…

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 09 novembre 2021 à 16:17