Pita : Mort tragique d’Abdourahmane Bah abattu par des inconnus…

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Feu Abdourahmane Bah
Feu Abdourahmane Bah

PITA- L'insécurité gagne du terrain dans la préfecture de Pita et ses environs. Dans la nuit du vendredi à samedi 10 juillet 2021, aux environs de 2 heures du matin, un jeune âgé de 24 ans a été froidement abattu par des inconnus à Guémé. Abdourahmane Bah, conducteur de moto taxi a été tué d'une balle en plein tête.

Son corps a été découvert ce matin, gisant dans une barre de sang. Des citoyens indiquent avoir entendu des coups de feux dans la zone de crime. Alors que la mère de la victime est inconsolable, les autorités annoncent l'ouverture d'une enquête. Mais pour l'heure, aucun suspect n'a été arrêté.

« C’est un de nos conducteurs qui a été attaqué et tué par des bandits. C’est aux environs de 2 heures du matin que nous avons eu la mauvaise nouvelle. Des voisions des lieux ont entendu des tirs selon ce qui nous a été rapporté. Avec l’insécurité qui règne, même si vous criez au secours personne ne vient, de peur d’être attaqué. Après la prière de l’aube, nous sommes allés sur les lieux, au quartier Guemé aux anciens bureaux de l’OIC. Il était couché sur le dos, une balle a perforé sa tête, tout le cerveau était déversé là. Les autorités sont venues  pour constater le crime. Le corps nous a été rendu pour inhumation après l’autopsie. Pour le moment personne n’a été arrêté comme suspect. C’est triste ce qui est arrivé, quand des bandits armés tombent sur un jeune qui travaille honnêtement pour gagner sa vie. Il n’a que 24 ans, célibataire sans enfants. Nous demandons justice », déclare Mamadou Diouma Barry, un responsable syndical à Pita.

La mère de la victime, madame Amadou Yero Bah est inconsolable. Elle décrit les derniers moments passés avec son garçon avant son assassinat. Elle témoigne de la complicité parfaite qu'elle entretenait avec son fils. « Je me suis séparée avec Abdourahmane hier vendredi à 16 heures. Je devrais aller à un mariage, je lui avais dit de faire rentrer tous les animaux  et manger avant de repartir au travail. Je l’ai laissé à la maison. Il m’a appelé à 19 heures pour me dire qu’il a fait ce que je lui ai demandé avant de partir au travail, j’ai prié pour lui. Il m'a dit au téléphone : à ce soir. Jamais je n'avais imaginé que c’était la dernière fois. C’est mon pilier qu’on vient de tuer, il fait tout pour moi, il m’écoutait. Je demande aux tueurs de mon fils : comment ils ont eu le courage de le faire ? C’est mes pieds et mes mains qu’ils ont amputé, c’est mon protecteur. Comment ont-ils eu le courage ? Chaque jour, il quitte Sintaly pour aller travailler en ville et revenir », éclate en sanglots la mère de la victime.

Mamadou Oury Bah, maire de la commune urbaine de Pita a déploré ce crime, en rassurant que toutes les dispositions ont été prises pour ouvrir les enquêtes : « c’est grave ce qui s’est passé ici. La gendarmerie, la police et les autorités se sont rendues sur les lieux pour faire le constat. Tout a été fait avec la justice, le corps avait été confié à la morgue. Des enquêtes ont été ouvertes par les services compétents. C’est après ça que nous avons rendu le corps à la famille pour inhumation. Nous attendons la suite », indique le maire

Interrogée, une  source hospitalière a confié que la balle a touché le crane de la victime. Les attaques nocturnes sont fréquentes sur l’axe Pita, Dalaba Mamou.  Les autorités peinent à endiguer le phénomène. 

 

Alpha Ousmane Bah(AOB)

Pour Africaguinee.com

Tel: (+224) 664 93 45 45

Créé le Samedi 10 juillet 2021 à 18:18

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