Viol de Kadiatou Diallo à Kouriah : Ce qu'on ne vous a pas dit jusque-là…

Coyah

COYAH-Agée de 19 ans, Kadiatou Diallo élève en classe terminale a été violée puis tuée par un groupe des d’individus non encore identifié le weekend dernier. L’acte s’est produit dans la nuit du samedi 22 à dimanche 23 mai 2021 dans les environs de 23 heures à Kouriah dans la préfecture de Coyah. Selon les témoignages, ses bourreaux se sont introduits dans sa chambre alors qu’il pleuvait cette nuit avec des vents violents. Ses tuteurs étaient absents.

Interrogé par Africaguinee.com, l’oncle de la fille a expliqué les circonstances dans lesquelles il a été informé de cet acte horrible. Selon Ousmane Diallo, il vivait avec la victime depuis 3 ans.

« C’est une maison à deux chambres et une terrasse. Comme c’est une élève et qu’elle doit réviser, elle était dans une chambre et ma femme plus les autres enfants étaient dans l’autre chambre. Les assaillants se sont introduits dans la maison nuitamment. Il pleuvait beaucoup et il y avait des vents violents. Ils ont cassé la porte pour la prendre et aller faire leur salle besogne. Ils l’avaient amené à 100 mètres de la concession pour commettre cet acte ignoble. Mais ce jour, moi je n’étais pas à la maison, j’étais à Friguiady puisque c’est là-bas où je travaille. Le lendemain, on m’a appelé pour me dire qu’il y avait eu un problème à la maison. Lorsque je suis arrivé à la maison, j’ai trouvé beaucoup de monde là-bas. C’est ainsi qu’on a appelé la gendarmerie qui nous ont accompagné à l’hôpital. Mais malheureusement elle a succombé », a expliqué le tuteur de la victime.

Interrogé par Africaguinee.com, le Directeur de l’Hôpital de Coyah a quand lui expliqué que la victime est arrivée à l’hôpital totalement ensanglantée. Dr Naby Youssouf Conté explique l'état horrible dans lequel ses services ont reçu la fille.

 « La fille est venue à l’hôpital complètement ensanglantée, de la tête aux pieds. Quand elle est arrivée, les médecins étaient obligés de faire des sutures des plaies parce qu’elle était même agonisante. Ce a été fait dans des conditions très difficiles parce qu’elle n’était plus consciente. C’est ainsi que le médecin gynécologue l'a examiné mais il a trouvé que sa partie génitale est complètement délabrée. Ses agresseurs avaient mis de la terre dedans pour essayer d’arrêter le saignement. Mais elle était fatiguée. A peine qu’on a terminé et la référer sur Conakry, elle a trouvé la mort. C’est vraiment affreux ce qui est arrivé à cette jolie fille. Ce qu’on a constaté, elle avait des blessures partout. On dirait que les gens cherchaient à la maitriser et elle aussi elle cherchait à se défendre. Elle avait une blessure sur son front, on dirait qu’on l’a fendu, sur les mains, les pieds, le dos, partout. Elle était noyée de sang », a expliqué le Directeur de l’hôpital de Coyah.

Du côté des services de sécurité, le Commissaire central de police de Coyah a annoncé que des investigations sont en cours. Le commissaire Ibrahima Keoulin Traoré n’exclut pas un acte criminel. D’ores et déjà, ce commissaire de police se pose des questions de savoir si ce n’est pas un règlement de compte.

« La police s’est autosaisie du dossier parce que c’est un crime odieux, on ne pouvait pas rester indifférent. La famille n’est pas venue à la police pour porter plainte sinon dans les conditions normales, lorsqu’il y a des situations comme ça, la famille devrait venir saisir la police pour que la police délivre une réquisition et que la police puisse d’abord constater les faits avant même qu’on touche la victime. Généralement, c’est des gens qui peuvent la connaitre. Après avoir satisfait leur salle besogne puisqu’elle peut les dénoncer après, ils passent par les méthodes pour qu’elle perd la vie, c’est comme ça généralement. Imaginez : ni le père de famille ni la mère n’étaient présents cette nuit. Comment ils ont su tout ça ? Ça doit être des gens qui ont suivi la fille longtemps, ils n’ont pas eu l’occasion ou bien il y a un règlement de compte. En tout cas, il y a quelque chose, sinon s’il s’agissait d’un viol simple, il est très difficile que la victime trouve la mort si ce n’est pas avec une telle violence. Les investigations sont en cours », précise le commissaire Ibrahima Keoulin Traoré.

 

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 25 mai 2021 à 10:30