Nouvelles charges retenues contre Gaoual, Chérif Bah et cie : Ce qu'en dit leur défense...

Guinée
Ousmane Gaoual Diallo, Etienne Soropgui en compagnie de leurs avocats à la DPJ
Ousmane Gaoual Diallo, Etienne Soropgui en compagnie de leurs avocats à la DPJ

CONAKRY-Le pool des trois juges d'instructions du tribunal pour enfant a requalifié les charges retenues contre Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Aboulaye Bah, Etienne Soropogui et Chérif Bah, avant de les renvoyer fin avril, devant le tribunal criminel de Dixinn pour jugement.

Les charges liées au "meurtre, stockage, transfert, fabrication, détention et le port illicite d'armes légères…", ont été écartées contre ces cinq figures de l'opposition incarcérées depuis novembre dernier, à la maison centrale de Conakry.

Interrogé par Africguinee.com par rapport à cette requalification des charges, maître Alsény Aissata Diallo, membre du pool des avocats de l'UFDG et l'ANAD a indiqué qu'il ne suffit pas simplement d'accuser, mais d'en apporter la preuve.  

"Au niveau du parquet, le problème ne se pose pas au niveau de l'accusation, mais au niveau  de la preuve de celle-ci.  Le procureur est libre d'accuser une personne d'avoir ceci ou cela, mais ce qui est important, c'est comment apporter la preuve de l'accusation. Vous avez vu les premières charges (contre nos clients) : fabrication, stockage, détention d'armes, eux-mêmes ont trouvé que ça c'est une honte nationale et internationale. Du coup, ils se sont débarrassés de ça", a réagi l'avocat.

Le 29 avril dernier, le pool des juges d'instructions a renvoyé Ousmane Gaoual Diallo, Chérif Bah et compagnie devant le Tribunal de Dixinn pour des faits de : " trouble à l'Etat par la dévastation et le pillage, atteinte aux institutions de la République, participation à un mouvement insurrectionnel, menace de violences ou de mort par le biais d'un système informatique, diffusion et la mise à disposition d'autrui de données de nature à troubler l'ordre public…". Pour leur défense, ce sont des nouvelles charges fallacieuses qui reposent sur de l'imaginaire.

Une imagination pure et simple

"On renvoie nos clients devant le tribunal avec de nouvelles charges. De toutes les façons, jusqu'à ce qu'on nous exhibe les preuves, et que l'on parvienne à imputer la responsabilité de ces faits à nos clients nous maintenons que ce sont des charges fallacieuses. C'est un montage  grotesque, une machination qui ne repose sur aucune réalité. Jusqu'à preuve du contraire, les seules armes de nos clients, c'est leur parole, leur stylo. Bref la parole d'un politicien. Si de cela, on leur colle des charges allant de la dévastation au pillage ou à l'atteinte des institutions, c'est à eux d'apporter ces preuves-là. Pour nous, tout ça est une imagination pure et simple. Quitte à eux d'en apporter les preuves", a martelé maître Alsény Aissata Diallo.

Dossier à suivre…

 

Africaguinee.com

Créé le Dimanche 23 mai 2021 à 16:19