Procès de Gaoual, Chérif Bah et cie : La défense pose une "exigence"...

Guinée
Ousmane Gaoual Diallo, Etienne Soropgui en compagnie de leurs avocats à la DPJ
Ousmane Gaoual Diallo, Etienne Soropgui en compagnie de leurs avocats à la DPJ

CONAKRY- Alors que le procès Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Cellou Baldé, Etienne Soropogui, Abdoulaye Bah est désormais attendu dans les prochains jours, leurs avocats posent une exigence de leur retour dans la procédure.  

Exigence…et retour dans la procédure

Joint par Africaguinee.com, Maitre Alsény Aissata Diallo précise que leur retour dans cette procédure dépendra des conditions qu'ils ont soumises aux autorités. A savoir : Pouvoir défendre pleinement et entièrement les droits de leurs clients.  "Si ces conditions sont remplies, on pourra revenir dans la procédure. Nous demandons aux autorités d'ouvrir sans délai le procès ou les libérer purement et simplement. Ils ne peuvent pas les garder indéfiniment comme si c'était des sacs de sucre ou de ciment dans un magasin de stockage", a martelé l'avocat.

C'est peut-être devenu une question de jours ! Après sept mois de détention préventive à la maison centrale, les responsables de l'UFDG et de l'ANAD seront bientôt fixés sur leur sort. Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah, Cellou Baldé, Etienne Soropogui, Abdoulaye Bah, ont été renvoyés devant le tribunal de première instance de Dixinn, pour être jugés.

Leur défense (les avocats) semblent impatient de voir enfin ce procès s'ouvrir. "C'est devenu une urgence, il faut forcément que l'état organise un procès parce qu'on ne peut pas continuer à garder indéfiniment nos clients en détention préventive. Il faut qu'ils soient situés par rapport à leur sort", a confié maître Alsény Aissata Diallo.

Dédommagement

Dans une ordonnance rendue le vendredi 07 mai, le pool des juges en charge de l'instruction des dossiers concernant la "commission rogatoire et l'incendie du train", a prononcé un non-lieu en faveur d'une quarantaine de détenus. Pour leur défense, l'Etat devait les dédommager.

"C'est vrai qu'ils ont libéré quelques-uns, mais malheureusement ces personnes n'ont que leurs yeux pour pleurer. Parce qu'elles ne peuvent pas tendre la main à l'Etat pour être dédommagées. Normalement, dans un pays de Droit et de démocratie, le principe c'est la liberté et l'exception la détention. Mais ici, c'est tout à fait le contraire. Sinon comment pouvez-vous garder des innocents pendant 6 mois sans qu'ils ne soient jugés, ils sont privés de leur liberté après on les libère sans aucune forme de réparation ? C'est hallucinant", déplore l'avocat.

A suivre…

 

Bah Boubacar Loudah

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 113

Créé le Dimanche 09 mai 2021 à 17:46