Polémique sur la hausse des frais d'hospitalisation: Dr Damani Keita précise…

Guinée
Dr Damani Keita, Directeur National des Etablissements Hospitaliers et de Soins
Dr Damani Keita, Directeur National des Etablissements Hospitaliers et de Soins

CONAKARY-Se dirige-t-on vers une hausse des frais d'hospitalisation dans les services hospitaliers publics ? Alors que la polémique enfle, Dr Damani Keita, Directeur National des Etablissements Hospitaliers et de Soins, a apporté des précisions. Interrogé par Africaguinee.com, ce haut responsable du ministère de la santé a indiqué qu'aucune augmentation des tarifs hospitaliers n'est en vue.

AFRICAGUINEE.COM : Des rumeurs sur une éventuelle augmentation des tarifs hospitaliers courent ces derniers jours. Qu'en est-il ?

DR DAMANI KEITA : Les anciens tarifs demeurent jusqu’à preuve du contraire. Quiconque vous dit qu’il y a une augmentation tarifaire à l’hôpital vous a menti. Pour le moment les tarifs depuis les années 2002-2003 sont les tarifs qui demeurent jusqu’à preuve du contraire.

D'où est partie cette polémique ?

Vous êtes en Guinée. Les gens radotent ce qu’ils veulent radoter. Mais en ce que je sache, les tarifs restent les tarifs officiels que le ministre de la décentralisation, le ministre de la santé et le ministre des finances ont signé. Nous avons ces copies-là ici avec nous. Donc, jusqu’à preuve du contraire les tarifs ne changent pas. Ils demeurent jusqu’au jour où peut-être on en décidera autrement. Mais ce n’est pas comme ça à la volée qu’on décide d’une augmentation tarifaire. On ne peut pas se lever un matin comme ça dire moi je fais mon tarif-là dans un service. Si tu le fais, c’est contre la loi et tu vas être poursuivi.

A quel seuil se situent les tarifs actuels ?

Les tarifs que nous utilisons actuellement dans les hôpitaux sont des tarifs subventionnés par l’Etat. C’est-à-dire quand vous calculez le coût de la prise en charge d’une maladie, il y a le coût direct et le coût indirect. Le coût indirect, c’est le courant, l’eau et autres. Le coût direct, ce sont les médicaments. Mais quand vous calculez tout ça, vous ressortez le coût réel de la prise en charge. Mais si vous dites que le malade doit payer le coût réel-là, là personne n’aura pas accès aux soins de santé publics.

Donc, c’est en ce moment-là que le ministre de la santé après avoir fait ce coût-là le présente à la Décentralisation qui intervient aussi. Après le ministre des finances va intervenir pour subventionner les trois quart (3/4) de ce coût-là. Et ces ¾ qui sont subventionnés par l’Etat guinéen servent à acheter non seulement les médicaments, mais ça sert aussi à acheter le nettoyage, à acheter les outils de gestion et les équipements de bureau. C’est tout. Mais les tarifs qui sont maintenant-là sont les tarifs qui existent depuis des années. Et c’est des tarifs qu’on applique et qu’on va appliquer jusqu’à nouvel ordre. Ça je le dis et je suis clair et net là-dessus en tant que Directeur National des Hôpitaux. Le changement de ces tarifs n’est pas envisagé pour le moment.

Vous aviez entamé également une tournée dans les grands hôpitaux. Où en êtes-vous dans cette opération ?

Moi, je suis le Directeur National des Etablissements Hospitaliers et de Soins, mon problème c’est de superviser les hôpitaux. Cette supervision se situe dans le cadre de l’hygiène, de la bonne tenue des centres hospitaliers, de l’accueil, du comportement des agents de santé et autres. Après je fais mon rapport et je remonte à qui de droit. L'inspection est assurée par l’inspection générale de la santé.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Samedi 27 mars 2021 à 14:21