Guinée: des interrogations sur l'adoption d'un projet de Loi sur les forces de l’ordre

Guinée
Alpha Condé, président de la République de Guinée et le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Nabi Youssouf Kiridy BANGOURA
Alpha Condé, président de la République de Guinée et le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Nabi Youssouf Kiridy BANGOURA

CONAKRY-Le Gouvernement guinéen vient d'adopter un nouveau projet de Loi portant "répression de certaines fraudes, actes attentatoires aux biens publics et à l’intégrité des agents des forces de l’ordre".

Porté par le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, Nabi Youssouf Kiridy BANGOURA, le texte a été soumis et débattu lors du Conseil des ministre du jeudi 25 mars 2021.

Après exposé, le projet de loi a ensuite été adopté le Conseil des ministres. Pour le moment, nous n'avons aucun détail sur son contenu. Aucune note explicative n'a pour l'instant été rendue publique sur ce projet Loi. Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, porteur du projet, que nous avons essayer de joindre, n'a pas décrocher nos appels, pour l'instant.

Mais déjà, certains exprime certaines inquiétudes sur ce projet de Loi intitulé -répression de certaines fraudes, actes attentatoires aux biens publics et à l’intégrité des agents des forces de l’ordre-. D'autant qu'en 2019, l'Assemblée Nationale avait fait adopter un projet de loi relative à l'usage des armes par la gendarmerie.

Ce texte controversé avait provoqué une vague d'indignation notamment chez les défenseurs des droits de l'Homme qui, à l'époque, craignaient que cette Loi protège les forces de l'ordre contre d'éventuelle poursuite en Justice.  

Ces derniers temps, de hauts dirigeants de la police guinéenne ont souvent flétrit le fait que la Loi n'autorise pas les agents déployés pour le maintien d'ordre de faire usage d'armes à feu.

"Des gens viennent abattre nos collègues, on a les moyens de riposter mais au nom de la Loi et de notre institution, puisque nous représentons l'Etat, on laisse celui qui nous a abattu", déplorait en décembre dernier le Directeur Général de la Police.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Samedi 27 mars 2021 à 15:12