Guinée: "Gaoual et cie arrêtés sous de fausses accusations", selon Michelle Bachelet

Guinée
Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l'ONU
Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l'ONU

GENEVE-La cheffe des droits de l'homme de l’ONU (organisation des Nations-Unies) a déploré le sort réservé aux opposants guinéens. Michelle Bachelet, s’adressant ce vendredi 26 février, aux membres du Conseil des droits de l’homme à Genève, s’est inquiétée du sort des militants de l’opposition et de membres de la société civile arrêtés, en marge de l'élection présidentielle d’octobre dernier en Guinée.

« L’arrestation et la détention de membres de l’opposition et d’activistes de la société civile sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière, sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique », a déclaré la Haute-Commissaire aux droits de l’homme.

Michelle Bachelet a exhorté Conakry « à libérer toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de participation, et à garantir des procès équitables aux personnes accusées d’infractions pénales ». Elle a également appelé les autorités guinéennes à « accélérer les procès des détenus de droit commun » et à améliorer leurs conditions alimentaires et sanitaires.

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Cette déclaration de la cheffe des Droits de l'Homme de l'ONU intervient dans la foulée d'une sortie médiatique controversée du président guinéen Alpha Condé, qui a déclaré qu'il n'a pas mis d'opposants en prison. Une déclaration que son principal opposant Cellou Dalein Diallo -dont les proches collaborateurs sont incarcérés- a qualifiée de "cynique".   

Ce samedi 27 février 2021, le FNDC a appelé les Nations Unies à joindre des actes forts aux déclarations de principes. " Au regard de la banalisation de la vie humaine et de l’impunité absolue qu’entretiennent les autorités guinéennes, si  aucune sanction vigoureuse n’est prise contre les responsables des graves violations des droits de l’homme commises pendant les manifestations sociopolitiques contre la violation de la Constitution guinéenne, la situation continuera d’empirer sous le régime imposé par un clan mafieux", a averti le camp d'Abdourahmane Sanoh.

Dossier à suivre…

Africaguinee.com

Créé le Samedi 27 Février 2021 à 13:47