Répression policière en Guinée : le camp de Cellou sort un rapport "saisissant"…

Guinée
Cellou Dalein Diallo
Cellou Dalein Diallo

CONAKRY-Combien de personnes ont-elles été tuées en marge des violences postélectorales en Guinée ? Alors que le bilan officiel fait état de 21 morts, l’opposition vient de dresser un nouveau bilan de 51 personnes tuées au cours des violences postélectorales en 2020.

Si la campagne électorale, en dehors de quelques accrochages sporadiques, s’est plus ou moins bien déroulée, le lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre a été le théâtre des violences à travers le pays.

Tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays notamment dans les régions de Labé, Mamou… les fiefs de l’opposition ont été la cible, selon le rapport, d’une répression policière brutale, de pillages et d’arrestations.

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“Pour faire passer le hold-up électoral lui permettant de s’octroyer son troisième mandat, Alpha Condé a déclenché, dès le lendemain du scrutin, une vaste campagne de terreur contre les populations guinéennes. C’est ainsi qu’il fera séquestrer le leader de l’Opposition vainqueur de cette élection, fera occuper le siège et les bureaux de ce dernier et déclenchera une répression aveugle contre ses partisans avec l’appui de l’Armée réquisitionnée à cet effet”, lit-on dans le document publié par Cellou Dalein Diallo et ses alliés.

Le nouveau bilan provisoire parle “de 51 morts dont 4 personnes décédées en détention par manque de soins, des centaines de blessés par balles, environ 350 arrestations dont plusieurs membres de la haute direction de l’UFDG et d’importants dégâts matériels”.

Les opposants ainsi que plusieurs organisations des droits humains ont dénoncé une répression policière à relent communautaire. “L’écrasante majorité des victimes de ces assassinats ciblés appartient à la même ethnie que le leader de l’Opposition”, selon le rapport.

Le gouvernement guinéen, n’a pas encore réagi sur ce rapport. Toutefois, dans le passé, les autorités guinéennes, ont rejeté en bloc des accusations  similaires formulées par l’opposition et des ONG de défense des droits humains.

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 669 91 93 06

Ci-dessous, le rapport

Créé le Samedi 30 janvier 2021 à 16:38