Grève dans les universités : Des étudiants entre craintes et amertumes...

Guinée
Une étudiante dénonce la paralysie des cours dans les universités
Une étudiante dénonce la paralysie des cours dans les universités

CONAKRY-Les cours ont encore été paralysés dans les universités publiques guinéennes ce lundi 25 janvier 2021. Alors que la grève déclenchée le vendredi par le Syndicat National Autonome de l'enseignement supérieur s'enlise, les étudiants expriment leur inquiétude.

A l’université Général Lansana Conté où s’est rendu un journaliste d’Africaguinee, les quelques étudiants rencontrés dans l’enceinte, n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude face cette crise qui paralyse les cours dans les universités depuis vendredi.

Pierre Kolié est étudiant. Ce matin, il s’est rendu à l’université dans l’espoir de suivre les cours. Sauf qu’à sa surprise générale, toutes les salles sont fermées. Il ne cache pas son mécontentement d’avoir gaspillé ses maigres ressources en payant le transport, dans le vide.

 « C’est vraiment choquant de quitter la maison, payer le transport et venir à l’école sans faire cours. En plus, perdre les cours comme ça ce n’est vraiment pas bien. C’est très dommage. C’est pourquoi je demande aux autorités ainsi que les enseignants de s’entendre afin que les cours reprennent » lance Pierre Kolié.

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Foromou Sagno fait la licence 2 Sociologie dans la même université. Il déplore l’absence des enseignants dans les salles de classes.

« Cette grève joue sur nous et impacte négativement sur notre formation. Alors que nous que payons le transport dans le but de suivre la formation, nous venons trouver que les salles de la classe sont fermées. Cela nous met en retard par rapport au programme. Je demande à l’Etat de faire face aux revendications des enseignants afin que les cours puissent reprendre » lance cet autre étudiant.

Pour Traoré Fatoumata, autre étudiante, cette grève du SNAESURS affecte sa formation en informatique.  « On a payé le transport pour venir suivre nos cours d’informatique.  Mais une fois arrivée, on nous apprend que c’est fermé. C’est frustrant (…) Les enseignants sont dans leur droit de réclamer, l’Etat doit les écouter », indique cette étudiante. Aminata Touré, une autre étudiante ne cache pas son mal.

« On quitte jusqu’à Tombolia pour venir suivre les cours. Arrivé, on trouve qu’il n’y a rien, ça fait mal. Ce que je peux dire aux enseignants, c’est d'aller doucement, parce que de toutes les façons nous sommes leurs enfants. S’ils tiennent forcément à ce que l’Etat leur donne ce qu’ils réclament ça risque de jouer sur nous. Ils ont certes raison mais ils n‘ont pensé à notre avenir. A l’Etat, je demande de faire face aux revendications des enseignants et que le calme règne dans ce pays », a-t-elle plaidé.          

A suivre…

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 664-72-76-28

Créé le Lundi 25 janvier 2021 à 16:40