Le ministre Oumar Bangoura parle: "les bacheliers qui se plaignent ont tort…"

Guinée
Dr Aboubacar Oumar Bangoura, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Dr Aboubacar Oumar Bangoura, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique

CONAKRY- Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a apporté des précisions sur la polémique liée à l'orientation des bacheliers.

Alors que de nombreux bacheliers se sont plaints de n'avoir pas été orientés dans leur filière de choix, Aboubacar Oumar Bangoura a décliné toute responsabilité et a lancé un défi. Interrogé par Africaguinee.com, le ministre s'est aussi prononcé sur le retard enregistré dans le paiement des boursiers guinéens à l'étranger.

AFRICAGUINEE.COM : Beaucoup de bacheliers se plaignent des résultats des orientations. Il y en a qui ont fait maths, mais qui ont été orientés dans filières sociales. Comment expliquez-vous cette dichotomie ?

ABOUBACAR OUMAR BANGOURA : Ce n’est pas vrai, ce que les gens disent. J’ai mes techniciens qui travaillent là-dessus. Il faut comprendre que les bacheliers sont orientés par rapport à la moyenne obtenue. Quelqu’un qui 10 par rapport à quelqu’un qui a 14, vous voulez qu’ils aient les mêmes avantages ?

Nous connaissons des bacheliers qui ont eu des mentions en sciences expérimentales, mais qui ont été orientés en maths pure à Gamal…

Ce n’est pas possible. Si cela se passe comme cela, c'est que le bachelier n’a pas bien choisi ses options ou qu’il a passé par d’autres personnes pour se faire enregistrer sur la plateforme. C’est des erreurs qui dépendent des candidats eux-mêmes. On a dit à chacun de prendre contact avec le service qui s’occupe de ça ou à la rigueur au département, on va lui montrer par A+B que la faute vient de lui. On est là pour tout le monde. On est là pour contribuer à une bonne évolution de chacun. Surtout, on va prioriser les méritants. Quelqu’un qui a 10 de moyenne et qui veut faire les sciences de la santé, ce n’est pas possible. Selon les statistiques, sur plus de 38 mille, il y a 37 mille bacheliers qui ont validé sans problème. C’est ceux qui avaient négligé l’enregistrement qui, aujourd’hui, signalent de cas d’erreurs.

L’orientation est-elle irréversible ou bien il y a une possibilité de faire des permutations ?  

Si on commence à favoriser tel par rapport à tel ce n’est pas la peine de mettre le système en place. On a mis la plateforme en place pour réduire des pareilles choses. Tous ces gens qui se plaignent quand ils viennent, on va leur montrer qu’ils ont tort. Au lieu d’aller parler à la presse, ils n’ont qu’à faire des requêtes au département, demander à rencontrer le ministre. On est prêt à recevoir tout le monde et voir au cas par cas. Si c’est bien justifier, on verra ce qu’on peut faire pour eux. Mais s’ils ne viennent pas vers nous c’est parce qu’ils ne peuvent pas justifier leur cas.

Des enseignants contractuels ont fait bruits récemment alors des étudiants boursiers sont dans le qui-vive dans certains pays. Quelles sont les dispositions prises par votre département ?

Aller en grève ça ne vaut pas le coût. Nous sommes en train de nous battre, mais les subventions c’est une question de procédure. On l’a engagée depuis longtemps. Moi, je me bats corps et âme pour ça. Les gens ne savent pas, l’Administration c’est une procédure qu’il faut suivre. On est beaucoup en avance. Je crois que c’est dans les jours à venir, ça va se régler. On leur demande de patienter. On finira par payer parce que c’est quelque chose qui est calée. Je suis même dans les démarches, je demande à chacun de patienter. Notre souhait, notre préoccupation est que ça se débloque le plutôt possible parce que l’Etat a beaucoup de priorités. Je ne souhaiterais pas que les gens fassent des grèves par rapport à ça.

Qu’en est-il des étudiants qui sont privés des cours à Abidjan ?

Leur argent se trouve dans les subventions du 3e trimestre qui sont déjà acquises. On a même engagé pour le 4e trimestre. Il y a même les compléments de bourse pour les étudiants qui s’y trouvent. Ceux qui sont à Yamoussoukro, leur argent se trouvent dans cette ligne. Même dans la vie d’une personne, parfois c’est difficile et parfois c’est facile. Donc, il faut accepter, penser à l’Etat. Ils sont là-bas depuis des années, on les a suivis et assistés. Si maintenant là, il y a un petit problème, ils n’ont qu’à suivre et demander pour qu’on leur explique. On les promet que ça va se débloquer le plus tôt que possible.

Même au Maroc, il y a un grincement de dents. Qu'est-ce qui a bouleversé les choses ?

Je vous ai dit que l’Administration a beaucoup de priorités. Donc, il faut accepter, on va résoudre ce problème. C’est une question de jour.

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 669 91 93 06

Créé le Dimanche 17 janvier 2021 à 15:47