Retrouvailles inédites à Ouaga : Roch réunit Alpha, Macky, Issoufou, Umbalo...

Burkina Faso
Des chefs d'Etat de la CEDEAO à l'investiture de ROCH, crédit photo, présidence du Faso
Des chefs d'Etat de la CEDEAO à l'investiture de ROCH, crédit photo, présidence du Faso

OUAGADOUGOU- L'investiture du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, ce lundi 28 décembre 2020 au Palais des Sports de Ouaga 2000, a accueilli du beau monde. La cérémonie qui s'est tenue dans la capitale du pays "des hommes intègres", a donné lieu à des retrouvailles inédites, entre chefs d'Etat qui entretiennent des rapoprts froids. 

A l’instar de ses homologues des autres pays, Alpha Condé est arrivé, dans la matinée de ce lundi 28 décembre 2020, à Ouagadougou pour participer à la cérémonie d’investiture de son homologue Roch Marc Christian Kaboré, réélu avec 57,87 % des voix dès le premier tour de la présidentielle du 22 novembre. De nombreux chefs d’Etat ont effectué le déplacement, dans un contexte où le vent des troisièmes mandats controversés souffle dans la région ouest africaine. Un fléau qui pollue les rapports entre dirigeants de la sous-région. A cette investiture, on pouvait classer les chefs d'Etat présents en trois catégories : les pros, les antis et les indécis.

 

Investis récemment pour de nouveaux mandats à la tête de leurs Etats respectifs, le guinéen Alpha Condé, l’Ivoirien Alassane Ouattara, sont naturellement dans la première catégorie. Tandis que le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, le Ghanéen Nana Akufo Addo, sont dans la catégorie des antis troisième mandat. Il y a aussi les indécis comme le Sénégalais, Macky Sall qui entretient encore le flou sur une éventuelle candidature à un 3e mandat.

Parmi ces chefs d’Etat, certains entretiennent des inimitiés palpables. Il y en a d'autres dont relations sont "mi-figue mi-raisin". C’est le cas entre Alpha Condé et ses voisins Macky Sall et Sissoko Umballo. Le dirigent guinéen a unilatéralement décidé de fermer la frontière avec la Guinée Bissau et le Sénégal soupçonnant ces Etats de soutenir de velléités de déstabilisation de la Guinée. Les dirigeants sénégalais et bissau-guinéen ont boudé le 15 décembre dernier l'investiture de leur "grand frère" guinéen.  

L’on se souvient également de la vive réaction de Sissoko Umballo à l’égard d’Alassane Ouattara qui l’avait appelé «Fiston» lors d'un sommet extraordinaire de chefs d'Etat de la CEDEAO, axé sur le coup d'Etat au Mali.

« Le changement de la Constitution pour un 3e mandat doit être considéré au même titre qu’un putsch», avait-il tempêté faisant allusion, à l'époque au projet de 3e mandat d’Alassane Ouattara et d’Alpha Condé. Toutefois cela ne l'a pas empêché de participer à l'investiture de Ouattara, il y a quelques semaines.

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Lundi 28 décembre 2020 à 16:36