Grogne dans les universités : des blessés et de nombreuses arrestations...

Enseignement supérieur
Un Etudiant se faisant arrêter à l'université de Sonfonia
Un Etudiant se faisant arrêter à l'université de Sonfonia

CONAKRY-Plusieurs étudiants ont été blessés, d'autres arrêtés ce jeudi 17 décembre à Conakry, dans des heurts avec la police. Mobilisés à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, les étudiants qui étaient plus d'une centaine protestaient contre la hausse des frais d'inscription et de réinscription dans les universités publiques. Des manifestations similaires ont secoué plusieurs campus universitaires du pays ce jeudi.

Selon le coordinateur du mouvement estudiantin, il y a eu de nombreux blessés lors des échauffourées qui ont éclaté entre étudiants et agents des services de sécurité venus disperser leur manifestation.

« Après les évènements de la mi-journée, nous avons constaté qu’il y a eu quatre agents qui ont été blessés. Chez les étudiants il y en a eu une dizaine d’entre eux qui ont été légèrement blessés. En ce qui concerne  les d’arrestations, nous avons compter une trentaine. Mais le chef qui est responsable de la sécurité éducative nous a promis qu’ils seront libérés ce soir » nous a confié Saidou Camara.

Depuis quelques jours, les étudiants des universités publiques guinéennes manifestent pour exiger le rabais des frais de réinscriptions qui s’élèvent entre 200 000 à 210 000. Ils réclament à l’Etat, à défaut de rendre gratuite la réinscription cette nouvelle année universitaire à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus, de ramener le prix à 50 000Gnf pour l’inscription, 30 000 gnf pour les étudiants en licence 2 et 15 000 gnf pour ceux qui sont en licence 3.

« Nous demandons au gouvernement de considérer cette année comme une année exceptionnelle car suite aux conséquences de la pandémie au covid19, tous les secteurs ont bénéficié d’un accompagnement sauf le secteur éducatif. Notre souhait est que l’Etat dise que cette année, l’inscription et la réinscription sont gratuites. A défaut de cela, nous exigeons le respect des principes préalablement établis en 2017-2018. C’est-à-dire, cinquante mille francs guinéens pour la licence 1, trente mille pour la réinscription en licence 2 et quinze mille francs guinéens pour la licence 3 » a ajouté le coordinateur du mouvement estudiantin.

Les étudiants menacent d’aller plus loin si leurs camarades restent en détentions et que le gouvernement s’entête face à leurs revendications.

« Si nos amis ne sont pas libérés ou même s’ils sont libérés, tant qu’il n’y a pas de suite favorable à notre exigence, la manifestation va continuer. Et déjà il y a un ordre qui est établi. Demain nous allons boycotter les cours,  le lundi nous attendons la réaction du ministère de l’enseignement supérieur » a menacé Saidou Camara.

Pour le moment nous n’avons pas réussi à avoir un répondant du côté du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel: (224) 610-02-09-39

Créé le Jeudi 17 décembre 2020 à 20:04