Ratoma: "Nuit et jour, on frappe, on arrête, on vole, on tue…c'est inacceptable!"

Exactions à Conakry
Des femmes manifestent contre les exactions à Ratoma
Des femmes manifestent contre les exactions à Ratoma

CONAKRY-Face à l'interdiction de leur marche, l'aile féminine de l'opposition a transformé sa manifestation en meeting. Une vingtaine de femmes se sont rassemblées dans la banlieue nord de Conakry, pour exprimer leur mécontentement sur ce qui se passe dans la commune de Ratoma.

Elles étaient munies des pancartes et banderoles sur lesquelles on pouvait lire «les citoyens de Ratoma aussi méritent de vivre » « stop aux violences contre les populations », «A bas l’impunité ».

Menées par Hadja Maimouna Bah Diallo dont le mari est incarcéré depuis un mois à la maison centrale, ces femmes se sont mobilisées à Lambanyi pour crier leur ras-le-bol.

 « Il faut qu'on manifeste et on va continuer à manifester avant et pendant l'investiture d’Alpha Condé. Après ça, nous allons revenir. Tant que les exactions ne vont pas finir dans Ratoma, on va manifester parce qu’on ne peut pas accepter cela. Ce qui se passe à Ratoma est inacceptable. Nuit et jour, ils entrent dans les concessions pour frapper et les gens, brutaliser des femmes, tuer certains citoyens et voler tous ce qu'ils peuvent dans les maisons. C'est comme si on n'est pas dans un État de droit. Nous, on ne peut pas en tant que femmes s’assoir passivement et observer cela", a martelé Hadja Maimouna Bah Diallo.

Les manifestantes indiquent que leur démarche n'est dirigée contre personne. Selon elles, c'est pour que les exactions cessent dans la commune de Ratoma.

"Ce qu'on fait n'est dirigé contre personne, c'est n'est pas politique, mais c'est humain et social. Il y a beaucoup de personnes qui ont quitté cette commune parce que leurs maisons sont devenues invivables. Alors, ou on est dans un État de droit, ou on est dans un État de non droit, nous voulons savoir. Voilà pourquoi on manifeste et nous allons continuer à manifester jusqu'à ce que nous soyons entendues", a-t-elle averti.

Abdoul Malick Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel : +224 669 91 93 06

Créé le Lundi 14 décembre 2020 à 14:40