Ratoma : l'aile féminine de l'opposition "défie" Issa Soumah ce lundi…

Conakry
Des femmes manifestent contre les tueries à Conakry
Des femmes manifestent contre les tueries à Conakry

CONAKRY- C’est un début de semaine ‘’mouvementé’’ qui s’annonce dans la capitale guinéenne ! Alors que l'autorité communale de Ratoma oppose un niet catégorique à toute manifestation dans sa circonscription, ‘’l’aile féminine’’ de l’opposition tient mordicus à battre le pavé ce lundi 14 décembre 2020. Droites dans leurs bottes, ces femmes qui comptent manifester contre les "exactions" dans la commune de Ratoma, affichent une détermination à défier le maire Issa Soumah.

 ‘’Nous voulons manifester contre les exactions qui se font dans la commune de ratoma au vu et au su de tout le monde et de demander l’arrêt systématique de ces abus. Il faut que les autorités sachent que ce sont des guinéens qui vivent là-bas aussi. Ils ne méritent pas d’être traités comme ça. Cela ne fait que perdurer. C'est pourquoi, on est donc obligée de nous bouger. Tout le monde est au courant que cette commune est assiégée. C’est ici qu’on procède à des arrestations, des bastonnades, viols et on tue. Ce n’est un secret pour personne’’, dénonce Hadja Maimouna Bah Diallo, dont le mari, l'ancien gouverneur de la BCRG Ibrahima Chérif Bah est incarcéré depuis un mois à la maison centrale.

Selon les projections des organisatrices, la marche partira du rond-point de Bambéto à l'héliport de la Bellevue. Hors de question, rétorquent les autorités locales qui invoquent le coronavirus pour interdire la marche que les organisatrices annoncent "pacifique". Cette décision des autorités irrite cette autre femme qui dénonce un "deux poids deux mesures".

"Comment peut-on nous interdire de marcher alors qu'en même temps on permet à d'autres femmes d'aller jusqu'au véranda du président Cellou pour manifester ? C'est quelle injustice ! On a vu une centaine de femmes venir jusqu'aux portes de la résidence du président de l'UFDG avec des balais, ça n'émeut personne alors qu'elles n'ont respecté aucune procédure préalable. Nous respectons toute la procédure qui sied, on nous interdit de nous exprimer. Pourquoi ? Nous sortirons demain, advienne que pourra ! ", martèle cette opposante qui a requis l'anonymat.

 

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 655 31 11 13

Créé le Dimanche 13 décembre 2020 à 23:13