Syndicat : Aboubacar Soumah pose une "condition" pour la "réunification"

USTG
Aboubacar  Soumah, Kadiatou Bah et Abdoulaye Sow
Aboubacar Soumah, Kadiatou Bah et Abdoulaye Sow

CONAKRY-Enclenché au lendemain du décès de Louis Mbemba Soumah, le processus de réunification de l'Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) et ses structures affiliées se poursuit. La commission qui a été mise en place pour mener la médiation, continue les tractations avec les factions rivales, a-t-on appris. Une prise de contact avec l’ensemble des structures syndicales concernées a été faite à ce jour en vue de faire l’état des lieux, mais beaucoup d'obstacles restent à surmonter.

Le secrétaire général du SLECG Aboubacar Soumah que nous avons interrogé sur ce sujet a affiché une ouverture d'aller vers la réunification, mais il a toutefois posé une condition. "Nous avons dit à la commission, que nous sommes prêts à travailler avec eux à conditions qu’ils (autres syndicats ndlr) renoncent au rôle qu’ils jouaient avant. C’est-à-dire, parler à la place du gouvernement et s’opposer à nos revendications. Qu’ils jouent pleinement le rôle d’un syndicaliste qui est de défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs » a expliqué Aboubacar Soumah.

A la question de savoir qui sera le futur secrétaire général du SLECG au terme des consultations, le leader du SLECG a précisé : « c’est le terrain qui commande car c’est nous qui sommes sur le terrain. Mais pour le moment on n’est pas arrivé là-bas » martèle le syndicaliste.  

Pour l’autre faction rivale du SLECG, dirigée par Kadiatou Bah, là également la commission a rencontré les responsables qui ont aussi affiché leur volonté d’enterrer la hache de guerre pour l’union syndicale.

« On a eu la première rencontre avec la commission de médiation. Ce qui est important d’abord, ce que les deux parties sont d’accord pour la réconciliation et je crois que c’est le plus important. Mais il y a des préalables parce qu’avant tout nous sommes une structure qui est représentée jusqu’à la base et dans toutes les régions, préfectures et sous-préfectures. Nous avons légalement élu les structures de base et donc on ne peut pas prendre de décision sans nous référer à eux. C’est ce qui fait que nous avons demandé à la commission de négociation. On a tenu une réunion, on va remonter à la base pour leur dire qu’on est dans le processus. Mais tout ce qui va dans l’intérêt des travailleurs et surtout du système éducatif, nous ne pouvons pas refuser » a confié dame Kadiatou Bah, secrétaire général de la deuxième faction du SLECG.

Si la volonté d'aller vers la réconciliation est perceptible dans les deux camps, il faut dire que beaucoup d'obstacles restent à surmonter. Abdoulaye Sow démarqué à la tête de l'USTG semble en avoir pris conscience.  

« Nous avons la volonté d’aller à cette réconciliation. Nous avons à cœur de mériter la confiance des travailleurs guinéens car, ces gens ne peuvent pas faire confiance au mouvement syndical dans la division. C’est pourquoi chaque élément de la centrale syndicale doit intégrer cette idée de réconciliation » conseille le secrétaire général de l’USTG.

En attendant, la médiation pilotée par l'ancienne ministre de la fonction publique madame Joséphine Guilao poursuit ses consultations. Ce mercredi 02 décembre, elle a rencontré des structures locales.

Affaire à Suivre…

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 664-72-76-28

 

Créé le Jeudi 03 décembre 2020 à 14:14