Violences postélectorales: 2 morts à Labé, de graves exactions signalées...

Crise postélectorale

LABE-Des familles continuent d'être endeuillées en Guinée, plongée dans une crise postélectorale déclenchée par la contestation des résultats provisoires partiels de l'élection présidentielle du 18 octobre. A Labé, théâtre de violences extrêmes, deux morts ont été enregistrés lors de cette deuxième journée de manifestation.

Les violences post-électorales qui ont secoué la ville de Labé dans la journée du jeudi 22 octobre 2020 ont causé des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants.

Dans l'après-midi, des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ont éclaté à plusieurs endroits névralgiques de la commune urbaine. Des jeunes manifestants ont pillé avant d'incendier les domiciles privés du nouveau député uninominal de Labé Thierno Aliou Mosquée Diallo et du coordinateur du mouvement Diokken Alpha à Labé.

Suite à la réquisition de l'armée par les autorités pour appuyer la police et la gendarmerie dans le maintien d'ordre, des tirs de sommation retentissent un peu partout à travers la ville de Labé. Plusieurs manifestants ont été touchés par balles.

Empêchés de les évacuer vers l'hôpital régional, les jeunes ont trainé avec des blessés à plusieurs endroits de la ville.

Un corps a été déposé à l'hôpital régional ce matin. La victime qui a reçu une par balle à la tête, s'appelle Mamadou Saidou Diallo, 26 ans originaire de la sous-préfecture de Matakaou dans la préfecture de Koubia.

On dénombre deux morts et plusieurs blessés. Les forces de l'ordre sont accusées d'avoir mis le feu dans des ateliers de menuiserie à Hoggo M'Bouro.

 

Thierno Oumar Tounkara

Pour Africaguinee.com

 

Créé le Vendredi 23 octobre 2020 à 14:46