Cellou persiste sur sa "victoire" : "J’ai obtenu 53% des suffrages exprimés…"

Election présidentielle en Guinée
Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG
Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG

CONAKRY-Cellou Dalein Diallo, "vainqueur autoproclamé" de l’élection présidentielle vient de faire "une mise au point" sur les 'résultats controversés' du scrutin du 18 octobre. Dans un communiqué qu’il a publié ce jeudi 22 octobre 2020 dont copie est parvenue à notre rédaction, le leader de l’UFDG persiste avoir gagné l’élection présidentielle avec 53%. Il assure que lui et ses alliés useront de tous les moyens légaux pour « démanteler la fraude et faire triompher la vérité des urnes ».

La compilation des procès-verbaux des bureaux de vote, dont les copies ont été transmises immédiatement par voie électronique à notre QG par nos délégués, a permis d’établir que j’ai obtenu 53% des suffrages exprimés. Alpha Condé, se rendant compte de sa défaite et ne voulant, pour rien au monde, renoncer à son troisième mandat, décida de faire modifier les résultats issus des urnes. Les administrateurs territoriaux, les officiers supérieurs, les Ministres et autres hauts cadres de l’État déployés chacun dans sa préfecture d’origine, se mirent à l’œuvre.

Des substitutions et des falsifications massives de PV sont opérées, des éliminations arbitraires et des disparitions inexplicables d’autres PV favorables à l’opposition sont constatées lors des centralisations. Rien n’est ménagé pour attribuer au candidat Alpha Condé des scores qu’il n’a pas eus dans les urnes, de manière à lui permettre de passer dès le premier tour, parfois en multipliant par deux les taux de participation dans certaines circonscriptions qui lui sont favorables. Ce sont ces résultats falsifiés qui vont être publiés par la CENI.

Pour préparer cette publication, Alpha Condé déclenche une campagne de violences et d’intimidation contre moi et mes partisans.

Le lundi, la violence policière sur des jeunes fêtant la victoire de leur candidat à Hamdallaye fait 4 morts et une dizaine de blessés par balles.

Mardi, la police déploie des engins et des hommes armés autour de mon domicile interdisant toute entrée et toute sortie. Dans la nuit, deux jeunes garçons sont abattus froidement dans la commune de Ratoma.

Le mercredi, le carnage continue encore sur l’axe Hamdallaye-Kagbélen. Le bilan de la journée des violences à Conakry et à l’intérieur du pays s’établit à 13 morts dont 10 à Conakry, 3 à Manéah, une centaine de blessés par balles et plusieurs boutiques et magasins appartenant à des sympathisants de l’UFDG saccagés à Kissidougou et à Nzérékoré.

Les autorités ont interdit à la Croix Rouge de récupérer les corps et d’assister les blessés sauf sur leur autorisation préalable.

Toujours mercredi à 19h00, alors que le dispositif entourant mon domicile venait d’être renforcé, 10 picks-up stationnent autour du bâtiment abritant mes bureaux à Hamdallaye. Des agents armés jusqu’aux dents descendent, défoncent le portail, forcent les portes d’accès aux bureaux et détruisent tout sur leur passage.

Cette descente musclée des forces de défense et de sécurité dans nos locaux avait-elle pour objectif de détruire les preuves de la fraude à grande échelle organisée pour le triomphe du troisième mandat ? L’histoire nous le dira. Ce qui est vrai, c’est que nul ne peut commettre de tels actes violents et illégaux qui relèvent du terrorisme d’État sans le mandat d’Alpha Condé.

En tout état de cause, l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), qui a rendu public ce mercredi 21 octobre les résultats réels du scrutin du 18 octobre, usera de tous les moyens légaux pour démanteler la fraude et faire triompher la vérité des urnes.

Conakry, le 22 Octobre 2020

Cellou Dalein DIALLO

Créé le Jeudi 22 octobre 2020 à 12:47