Mamou by night : bars dancings rouverts, l'alcool coule à flot… malgré l'état d'urgence

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La devanture d'une boite de nuit à Mamou
La devanture d'une boite de nuit à Mamou

MAMOU- L'état d'urgence sanitaire est prorogé pour un mois par le président Alpha Condé. La mesure est vivement critiquée. Dans la préfecture de Mamou, les boites de nuits, les bars et autres lieux de loisirs ont rouvert, l'alcool coule à flot. C'est du moins le constat fait par notre correspondant qui a sillonné certains endroits qui ont refoulé du monde ce week-end.

Plusieurs night-clubs de la ville de Mamou sont ouverts pendant que l’état d’urgence n’a pas été levé par le président de la république. Ce samedi 19 septembre 2020 des milliers de jeunes étaient répartis entre la Case, Pélican, Bar américain etc… pour se distraire.

Les autorités sont au courant de cela et des sources bien introduites nous informent, qu’elles sont complices de cette violation. Car, elles perçoivent des quotes-parts de la part des tenanciers de ces lieux. En retour, ils les laissent faire leurs affaires.  

Interrogé par notre reporter, Demoiselle X nous explique comment fonctionnent ces bars la nuit. « Avant, on partait au Pélican. On nous enfermait dedans. Et puis on dansait. A la sortie, il y a une petite porte vers l’intérieur qui mène dehors. On sortait par là. Les gens venaient avec des véhicules et motos. Mais on était exposée. On s’est dit de venir sur taxi. On diminue le volume et pas de cris. Parfois, ces lieux sont bourrés et les gens prennent de l’alcool, du jus et voilà. Mais maintenant, vous avez vu que c’est ouvert et tout est permis », dit cette jeune fille trouvée sur place.

A la Case, la vente et la consommation d’alcool est non-stop. Toutes les nuits, des jeunes viennent pour passer du temps. Sur ces lieux, les gestes barrières sont foulés au sol comme l’indique ce jeune étudiant à l’IST de Mamou.

« Moi, je suis là tous les jours. Ici, la vente et la consommation de la bière n’ont jamais cessé. Les jeunes viennent ici pour se recréer. En vérité on ne porte pas de bavettes ici. On ne lave pas les mains. Les gens se serrent les mains et dansent ensemble », témoigne le jeune Camara.

 

Ce samedi, au bar américain il y avait du monde. Plusieurs mineurs qui pensaient que le couvre feu a été levé s'y sont retrouvés. En liant les campagnes à cela, ces jeunes ne comptent plus respecter les gestes barrières.

« Ils font leur campagne et ils disent qu'il y a une maladie. Nous, on va sortir car on ne peut plus rester à la maison. Depuis 6 mois maintenant, les lieux sont fermés. Mais au palais du peuple les gens se mobilisent. Donc nous aussi on va sortir », confie cet autre mineur.

Habib Samaké

Correspondant régional

D’Africaguinee.com à Mamou

Créé le Dimanche 20 septembre 2020 à 22:22

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