Covid-19: immersion dans la vie de galère des travailleuses de sexe à Kankan…

Reportage
Image d'illustration
Image d'illustration

KANKAN-La pandémie du nouveau coronavirus impacte tous les secteurs d'activité en Guinée. Depuis la survenue de cette pandémie, les travailleuses de sexe sont dans la dèche, frappées de plein-fouet par la crise.

Dans la commune de Kankan, les prostituées paient un lourd tribut. Exténuées par la "pénurie" de clients, ces travailleuses de sexe, dénoncent le prolongement de l’État d’urgence sanitaire. Certaines jeunes filles qui pratiquent le plus vieux métier du monde ont témoigné au micro d'Africaguinee.com.

De nos jours, la rareté de la clientèle et la cherté des chambres de passage sont devenues insoutenables pour les travailleuses de sexe dans la ville de Nabaya.

Lire aussi-Guinée : la nouvelle forme de prostitution à Conakry (reportage)

« Avant l'arrivée du coronavirus, les clients venaient abondement, sans cesse, mais au jour d’aujourd’hui les gens ne viennent pas. C'est nous-mêmes qui cherchons des clients. Et le peu de clients qui fréquentent ici, dénoncent le prix qui est un peu exorbitant selon eux. L'autre problème, les propriétaires des chambres ont augmenté le prix de location. Mais nous sommes obligées de payer le prix de passage lorsqu'on a des clients » a expliqué HG, une prostituée rencontrée au bar "le Ciel" sis au quartier Briqueterie.

Plus loin, on se dirige chez M’mah Bâ. Ici, pour assouvir son libido, le prix oscille entre 40.000 GNF à 50.000 FG par passage.

« Ici pour satisfaire ton libido il faut payer 40.000fg, des fois on demande 50.000 FG. Mais franchement ça ne marche pas actuellement. Sinon avant je pouvais avoir 400.000Fg de recettes par nuit. Mais en ce moment, la donne a carrément changé. Avoir même 200.000 FG par nuit est quasiment impossible », témoigne une autre prostituée.

A Kankan, malgré l’État d'urgence sanitaire décrété par le Président Alpha Condé, plusieurs bars, maquis, restaurant restent ouverts. Dans les lieux visités, le respect des gestes barrières n'est pas de mise. Ils sont foulés au sol par les tenanciers, les clients et des prostituées qui fréquentent ces lieux.

 

Depuis Kankan, Facély Sanoh

Pour Africaguinee.com

Créé le Jeudi 20 août 2020 à 21:01

TAGS