Incendie à Coleah : Ce qui s’est réellement passé...(vidéo)

Incendie
Incendie  à Coléah Lanséboungni
Incendie à Coléah Lanséboungni

CONAKRY-Un incendie a ravagé ce mercredi 3 juin aux environs de 11h, des habitations en baraques situées en bordure de mer au quartier Coleyah Lanceboungni, secteur Yimbanta, dans la commune de Matal, a constaté sur place Africaguinee.com.

Aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée, mais au moins une personne a été blessée et les dégâts matériels enregistrés sont importants. Cet incendie d'origine inconnue s'est déclaré devant Bangoura Michel Pascal. Il revient sur les circonstances dans lesquelles il a aperçu la fumée.

“ Je venais juste de me réveiller lorsque d'un coup, j'ai vu l'incendie chez nos voisins. En ce moment il n'y avait que la fumée qui jaillissait. C'est ainsi que mon ami et moi sommes allés pour tenter d'éteindre le feu parce qu'en ce moment il n'avait encore pris de l'ampleur. Mais ceux dont le feu a attaqué les habitations nous ont abandonnés seuls. Ils se sont mis à sauver leurs biens qui étaient à l'intérieur. Nous aussi on a arrêté pour aller sortir nos bagages dans nos maison. Heureusement il n’y a pas eu de morts,  mais on a enregistré assez de dégâts matériels ”,  explique M. Bangoura.

Ces baraques sont habitées en majorité par des ressortissants léonais. Les quelques victimes rencontrées expriment leur tristesse. C'est le cas de Fatoumata Camara qui a tout perdu. En larmes, elle se demande à quel saint se vouer.

“J'ai tout perdu, le feu a tout brûlé. Quand l'incendie s'est déclaré je n'étais pas là. À mon arrivée j'ai trouvé que les flammes ont brûlé ma maison. Mes habits et les quelques sous que j'avais sont tous  partis en fumée. Je me demande comment faire” s'interroge en larmes cette mère de famille.

Très d'elle, une autre victime du nom de Mamadou Mansaré, raconte qu’il n'a pu sauver que les habits qu'il porte sur lui. C'est pourquoi il envisage de rentrer en Sierra Léone.

“ C'est ici où j'habite. Mais comme ma voisine, j'ai tout perdu. Tout ce qui me reste c'est cette culotte et ce t-shirt que je porte sur moi. C'est pourquoi je me vois dans l'obligation de rentrer chez moi en Sierra Léone, auprès de ma maman car, je n'ai plus rien” se lamente cette victime.

Si certaines victimes racontent leur tristesse suite à la perte de leurs biens matériels, d'autres par contre déplorent le fait que l'État soit resté silencieux face à  cette occupation anarchique de ces lieux. C'est le sentiment de Saïdouba Bangoura, qui est aussi victime de cet incendie.

“Je fais partie des victimes de ce drame. Mais ce que je voudrais demander à nos autorités, c'est de venir dégager ces baraques ici. Ce sont mes voisins mais ils occupent mal cet espace. Ils ont installé ces baraques jusque  dans la mer. Il faut juste voir l'anarchie qui règne ici. Et c'est l'incendie qui s'est déclenché chez eux qui est venu nous causer du tort.  Nos gouvernants doivent les interdire d'habiter parce que ce n'est pas normal”, recommande Saïdouba Bangoua.

Jusqu'aux environs de 16h, l'heure à laquelle on quittait les lieux, les sinistrés étaient en train de ranger leurs affaires. Des échauffourées avaient commencé entre les victimes après le départ des agents des forces de l'ordre.

 

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mercredi 03 juin 2020 à 19:01