Crise guinéenne: le camp d’Alpha Condé ferme la porte du dialogue à l’opposition…

Crise politique en Guinée
Damaro Camara et Dr. Mohamed Diané, hauts responsables du RPG
Damaro Camara et Dr. Mohamed Diané, hauts responsables du RPG

CONAKRY-Alors que la communauté internationale encourage les acteurs politiques guinéens à aller au dialogue, le parti présidentiel semble avoir pris sa position. Le RPG arc-en-ciel, ferme la porte du dialogue avec le front national pour la défense de la Constitution (FNDC). C’est du moins ce qu’affirme  Amadou Damaro Camara, qui prévient qu’on ne négocie pas sur « l’impossible ».

« Pour être autour  de la table, il faut être à deux. Nous, nous sommes déjà autour de la table, mais quand l’autre partie demande à ce qu’on remplisse ses conditions avant de venir autour de la table, on va discuter de quoi. Quand ils demandent au président de dire qu’il n’est pas candidat et de renoncer au référendum, alors sur quoi finalement on va discuter. Il n’y a plus rien. Quand on veut négocier, on négocie le possible, on ne négocie pas l’impossible. Aujourd’hui l’impossible, c’est de demander au président de la république de retirer son projet de constitution. Ça c’est impossible », a tranché l’ex président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel.

En séjour en Guinée, Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et du Sahel a appelé les acteurs politiques guinéens à la retenue, à privilégier le dialogue pour une consolidation des acquis démocratiques et économiques.

Chacun a sa lecture de ce qu’on appelle dialogue inclusif, commente Amadou Damaro Camara, reprochant la communauté internationale de ne pas suffisamment dénoncer les agissements de l’opposition qui, dit-il, emploie la violence. Selon lui, quand il y a une trentaine de partis politiques, c’est suffisamment représentatif de la population guinéenne.

« Pourquoi on n’a pas de respect pour ceux qui participent aux élections ? L’opposition demande que le président renonce à son droit fondamental en tant que président de la République de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. Ce qu’il ne fera pas. Donc, je ne vois pas ce que l’opposition dialogue et que certaines communautés appellent inclusif. Personne n’a exclu l’opposition. C’est démocratique de ne pas participer à une élection, mais c’est un acte rébellion et du terrorisme que de voir employer la violence pour empêcher les élections pour ceux qui veulent y participer. C’est ce que la communauté internationale ne dénonce pas suffisamment », déplore-t-il.

Affaire à suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Jeudi 12 mars 2020 à 10:44