Paiement des salaires : Aboubacar Soumah donne un nouvel ultimatum

Grève des enseignants
Aboubacar Soumah Secrétaire Général du SLECG
Aboubacar Soumah Secrétaire Général du SLECG

CONAKRY-Aboubacar Soumah, le leader du syndicat libre des enseignants chercheurs de Guinée (SLECG) vient de donner un nouvel ultimatum au gouvernement.

Le syndicaliste et ses camarades continuent de dénoncer la fiabilité de la liste qui a servi de base pour le paiement des primes des enseignants.

« La liste que nous avons rejetée, qui a servi de base pour le payement est truffée d'anomalies. Il y a sur cette liste des cadres décédés, des camarades qui sont en Europe, des camarades qui ont abandonné dont les primes ont été retenus par les payeurs. Nos camarades à l'intérieur du pays pour certains qui doivent bénéficier 1.300.000 GNF n’ont reçu qu’1.000.000. Les payeurs empochent les 300.000fg. Dans certaines régions administratives, ceux qui devaient recevoir 750.000fg n’ont eu que 600.000. Les payeurs empochent les 150.000gnf. Au niveau de certaines préfectures, ils demandent 25.000fg par enseignant et à certains niveaux 100.000fg pour dire que c’est pour le soutien à l'arrivée du ministre », a expliqué Aboubacar Soumah.

Le secrétaire général du SLECG invite les enseignants à la poursuite de la grève. Il donne au gouvernement une semaine pour le paiement de leurs salaires.

« Nous devons continuer le mot d'ordre de grève, Mory Sangaré est aujourd'hui en perte de vitesse. En ce qui concerne la marche des enseignants, pour le moment nous allons surseoir aux marches, nous allons donner une semaine. Si nos salaires ne sont pas payés, la semaine prochaine nous allons faire une descente dans les DCE (directions communales de l’éducation). Si durant cette semaine nous n'avons pas  nos salaires, la semaine prochaine nous allons programmer une descente dans les DCE pour réclamer nos salaires. Par rapport aux marches, nous, nous sommes des enseignants, nous n'allons pas descendre dans la rue pour réclamer à ce qu'on nous appelle pour les négociations. C’est  aux parents d'élèves et aux élèves de descendre dans la rue pour ça », a indiqué Aboubacar Soumah.
 

Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
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Créé le Mardi 03 mars 2020 à 10:34