Conakry: Lancement du projet "sécurisation l’aide publique au développement dans le secteur de la santé"

Santé
Lancement du projet "sécurisation l’aide publique au développement dans le secteur de la santé"
Lancement du projet "sécurisation l’aide publique au développement dans le secteur de la santé"

CONAKRY- L’ONG "Destin en Main" en collaboration avec plusieurs acteurs de l’administration guinéenne, a lancé officiellement ce samedi 22 février 2020 les travaux du cercle de réflexion portant sur le projet ‘’sécurisation de l’aide publique au développement dans le secteur de la santé en Guinée’’. La cérémonie de lancement a réuni tous les acteurs impliqués dans ledit projet, a-t-on constaté.

Financé à haut de 25 mille dollars US, par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA) ce projet a une durée d’exécution de huit mois. Composé essentiellement de députés, d’acteurs de la société civile guinéenne et plusieurs autres cadres issus de départements ministériels comme la santé, l’économie et des finances et du plan, ce cercle de réflexion a pour objectif de dénicher les failles au niveau de la distribution des aides au développement dans le secteur de la santé en Guinée, afin que les populations puissent réellement en bénéficier.

Dans son intervention, le directeur exécutif de l'ONG "Destin en Main" est revenu sur les objectifs de ce projet. « C’est un cercle de réflexion qui est mis en place pour réfléchir sur la sécurisation de l’aide publique au développement. C’est un cadre homogène qui est composé de parlementaires, de cadres de l’administration, et des acteurs de la société civile. L’objectif est de voir au niveau local, comment réfléchir sur ce programme d’aide publique au développement dans le domaine de la santé. Parce que nous avons constaté qu’il beaucoup d’acteurs qui interviennent dans le secteur mais avec peu de résultats. Maintenant, il s’agit de chercher à comprendre par rapport au volume de l’aide combien nous recevons, quel est la participation de l’Etat guinéen dans le cadre de ce secteur-là, comment tout ça là est réparti, et comment ça fonctionne et où se trouve réellement le blocus pour que ça puisse impacter réellement la population », a expliqué le directeur exécutif de l’ONG Destin en Main.

Les travaux du projet prendront cinq mois, précise M. Bailo  Barry, indiquant qu’un rapport final sera déposé au terme du programme. « C’est organisé de tel sorte que le cercle se retrouve chaque mois. Les taches seront réparties aujourd’hui et on ira dans le cadre de la collecte des données et de réflexion. Un mois après on se retrouvera pour essayer de compiler tout ça et travailler là-dessus », a ajouté Baïlo Barry.

Le Président du cercle de réflexion de ce projet, Pr. Mandy Kader Condé a pour sa part indiqué que toutes les modalités de travail sur le projet seront élaborées. « Cette première réunion est destinée à créer le cadre et de définir la méthodologie de travail pour les cinq prochaines réunions afin d’aboutir à un résultat concret et élaborer un rapport conséquent. Aujourd’hui, nous allons fixer les modalités de travail pour pouvoir arriver à la fin du projet à quelque chose de significatif », a annoncé Pr. Mandy Kader Condé.

La Fondation Osiwa qui a financé ledit projet a affirmé qu’il a été initié en Guinée afin d’essayer de comprendre les enjeux de l’aide publique au développement sur les questions de la santé.

« L’idée du projet pour nous, ce que qu’il y a une tendance internationale maintenant où l’aide publique au développement est conditionnée sur des questions de sécurité qui de plus ou moins n’ont rien à voir avec les pays qui reçoivent ces aides. Donc, ce projet pilote a été initié dans trois pays dont la Guinée pour essayer de comprendre effectivement les enjeux et comprendre qu’est-ce que cela représente en terme d’aide publique au développement sur les questions de santé », a laissé entendre Mamadou Diallo. Selon lui, après la réalisation de ces études, il sera question de mener d’autres campagnes de plaidoyer afin que l’aide publique au développement dans le domaine de la santé soit bien sécurisée.

« Après cette étude, nous allons essayer de mener des activités de plaidoyer notamment pour la sécurisation de l’aide publique au développement dans le domaine de la santé. Parce qu’on ne peut pas aller dans une campagne de plaidoyers sans avoir des bases solides sur lesquelles vous posez votre argumentation », a annoncé le représentant d’Osiwa, l’institution qui finance ce projet.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 666 134 023

Créé le Samedi 22 Février 2020 à 18:40