Alpha Oumar Bah, blessé à Wanindara : « Ce sont des policiers qui ont tiré… »

Guinée

CONAKRY- En plus du jeune Idrissa Barry qui avait été tué, plusieurs cas de blessés avaient été enregistrés en marge des violences survenues lors des dernières journées de manifestations appelées par le Front national pour la défense de la Constitution.

Alpha Oumar Bah, ce jeune garçon de 17 ans avait été blessé à la tête. Il accuse des policiers d’avoir tiré une bombe lacrymogène sur lui. L’acte s’est passé le mercredi 13 février dernier à Wanindara, dans la commune de Ratoma. 

Alité dans une clinique de la place, Alpha Oumar Bah attend d’être opéré. Sa vie est actuellement en danger à cause de l’état de sa boîte crânienne. 

« J’étais arrêté tout près de chez nous à Wanindara Carrefour marché quand les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur ma tête.  Je suis tombé et j’étais inconscient. Les gens m’ont pris pour m’envoyé à l’hôpital. Les médecins ont fait sortir quelque chose dans ma tête, je ne sais pas c’est quoi. Ensuite on m’a envoyé à Donka. C’est à l’hôpital Donka qu’on a dit qu’un os dans ma tête est cassé et il y a le mauvais sang dans ma tête à cause de l’hémorragie interne. Les médecins disent que je dois être opéré. Malgré qu’on m’a donné les médicaments, je souffre de douleurs à la tête actuellement parce que je n’arrive pas à dormir et parfois j’ai des vertiges », s’est lamenté Alpha Oumar Bah, couché sur un matelas, les yeux fermés.  

Ce jeune mécanicien lance un SOS aux personnes de bonne volonté. Sa prise en charge médicale serait de 10 millions de francs guinéens.

« Mes parents n’ont pas de moyens pour mon opération. Je demande de l’aide », a lancé Alpha Oumar.  

Un autre blessé  dénonce également les exaltions des forces de l’ordre. Il   dit avoir reçu des projectiles au niveau de la tête et du bras quand il tentait de sauver un jeune qui avait été touché par une bombe lacrymogène.

« Quand j’ai pris mon ami qui a été atteint par la bombe lacrymogène, moi aussi des policiers et gendarmes ont jeté des pierres sur moi à l’aide de lances pierres. C’est comme ça on m’a blessé. Après les jeunes m’ont transporté dans une clinique », a témoigné Amadou Diallo.

 

Bah Aissatou

Pour Africaguinee.com

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Créé le Dimanche 16 Février 2020 à 9:44

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