Guinée : Cellou, Sidya, Faya sur un nouveau front pour contrer Alpha Condé…

Politique

CONAKRY-Alors que le président Alpha Condé a signé le décret de lancement de la campagne des élections législatives, l’opposition vient d’ouvrir un nouveau front pour empêcher la tenue de ce scrutin.  

Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Faya Milimouno et compagnie ont saisi la Cour Constitutionnelle à travers un recours. Dans leur requête,  les opposants exposent aux neuf sages de la gardienne de la Constitution les graves anomalies qui selon eux ont émaillé le processus électoral : manque l’indépendance de la CENI, non respect des délais légaux, un fichier électoral pompeux, sont entre autres autant de disfonctionnements que les opposants ont mis en avant dans leur requête. Ils demandent la reprise de l’enrôlement des électeurs et l’établissement d’un fichier consensuel et le départ de maitre Kébé à la tête de l’organe électoral. 

« Le combat est en train d’être mené sur tous les terrains que ce soit politique ou juridique. Il n’y a pas que le recours des partis d’opposition, il y a aussi le recours des commissaires même de la CENI. Sept commissaires sur 17, voyant que le processus est en violation de la Loi, ont fait un recours qui est devant la Cour Constitutionnelle. Elle a déjà entendu l’avocat des sept commissaires frondeurs ensuite Kébé lui-même », confie à notre rédaction Faya Milimouno.

Quelle chance que cette requête aboutisse ?  

Le leader du Bloc Libéral n’est pas optimiste. « C’est pour montrer que ce dont nous parlons, c’est parce qu’il y a violation flagrante de la Loi. Nous savons que la Cour Constitutionnelle est l’antichambre de la présidence, elle peut ne pas dire le Droit, mais c’est une manière de la mettre à l’épreuve. Chacun devra répondre de ses actes devant l’histoire », indique M. Milimouno. 

Empêcher les élections…

« Ce que nous avons dit, ce n’est pas pour lancer de la parole en l’air. Nous n’accepterions pas une élection bafouée qui peut conduire à de la violence dans notre pays. Nous restons sur cette position-là. Nous voyons une fuite en avant avec le décret pris par le Président. Il est réduit maintenant à signer des décrets parfois en ne respectant pas les délais. Ces élections devaient se tenir en 2018. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il faut montrer qu’on a un stylo et un papier pour signer des décrets. Nous  empêcherons ces élections là parce qu’elles sont de nature à créer de la violence dans notre pays, elles sont de nature à permettre le tripatouillage de la Constitution dans notre pays et compromettre l’avenir de nos enfants. Pour cela notre responsabilité devant l’histoire est de les empêcher »,  a averti Faya Milimouno.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 16 janvier 2020 à 15:05