Aboubacar Soumah se radicalise : ‘’Si nos camarades sont condamnés…’’

Grève des enseignants

CONAKRY-Après l’inculpation d’Abdoulaye Portos Diallo et d’autres enseignants, Aboubacar Soumah, le secrétaire général du Syndicat de l’éducation vient de se radicaliser. Le leader du Slecg exclue désormais toute négociation avec le Gouvernement tant que ses camarades ne sont pas libérés.  

Plusieurs responsables et membres du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) seront jugés ce jeudi 16 janvier 2020 au tribunal de Mafanko. Ces syndicalistes ont tous été arrêtés après le déclenchement d’une grève générale illimitée dans le secteur éducatif. Parmi eux, figurent le secrétaire général adjoint Abdoulaye Portos Diallo, Amara Mansa Doumbouya. Après l’annonce de la date de leur procès, le secrétaire général du SLECG a lancé un message fort à l’endroit des enseignants et chercheurs de de Guinée.

Malgré l’arrestation de ses ‘’camarades’’, Aboubacar Soumah reste droit dans ses bottes. Interrogé sur ce sujet, le secrétaire général du SLECG nous a confié qu’il mènera cette grève jusqu’au bout. Selon lui, cette fois-ci tant que toutes les revendications du SLECG ne sont pas satisfaites, la grève ne sera pas suspendue.

« Nous avons dit qu’il n’y aura pas de négociations sans la libération de nos camarades. Et nous avons compris avec l’arrestation qui a eu lieu hier que le gouvernement ne veut pas ouvrir les négociations. Sinon on ne peut pas poser comme condition la libération de nos camardes et qu’on procède à d’autres arrestations et puis le jour même de notre rencontre. Donc dans tous les cas, la grève qui est déclenchée ira jusqu’au bout. Tant que nous ne sommes pas satisfaits, tant qu’une proposition ne nous sera pas faite sur les huit millions, tant que les contractuels ne sont pas engagés, nous ne sommes prêts à suspendre la grève », a averti Aboubacar Soumah avant de lancer un appel pressant à l’endroit des enseignants et enseignantes de Guinée. 

« Si nos camarades syndicalistes sont condamnés, le bureau exécutif et tous les démembrements du SLECG seront réunis pour prendre d’autres décisions. D’ici là, je lance un appel à tous les enseignants, enseignantes et chercheurs de Guinée de resserrer les rangs, être très vigilants pour ne qu’on nous divise et de ne pas céder aux intimidations et aux exactions de toute nature. Je leur demande aussi de se mobiliser le jeudi pour aller soutenir nos camarades au tribunal de Mafanco dans leur procès programmé par ce régime qui ne veut pas faire face à leurs revendications », a lancé le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.

Faut-il rappeler qu’une première rencontre a eu lieu entre  les représentants du gouvernement et la partie syndicale pour tenter de trouver une solution de sortie de crise. Mais cette réunion  a été soldée par un échec. Pour cause, le refus du gouvernement de libérer les syndicalistes arrêtés dont le procès est fixé pour ce jeudi.

Affaire à suivre…

 

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 666 134 023

Créé le Mercredi 15 janvier 2020 à 17:15