La CENI dans la tourmente: écartés, les frondeurs répondent à Kébé…

Crise au sein de la CENI
Salifou Kébé, entouré des deux vices-présidents de la CENI
Salifou Kébé, entouré des deux vices-présidents de la CENI

CONAKRY-Dans une lettre circulaire adressée aux présidents des démembrements et aux personnels administratifs et techniques de l’organe électoral, le Président de la CENI, maitre Saliffou Kébé a définitivement écarté du processus électoral les commissaires frondeurs.

Comment les concernés ont-ils accueilli cette décision du président de l’Institution ? « Il vient d’enfoncer une porte déjà ouverte », glisse Bano Sow, vice-président de la CENI, interrogé par Africaguinee.com.

Selon lui, dès lors qu'ils se sont retirés du processus en cours, il n’y avait plus besoin de ce papier-là. "En tous les cas, nous le trouvons logique sauf qu’il aurait pu être mieux formulé", souligne-t-il.

Alhassane Makanéra de son côté relève également que la lettre de maitre Kébé n’a aucun impact. Il prévient cependant que la CENI ne peut pas tenir de plénière en leur absence.

« Qu’il le dit ou pas, c’est nous qui avons décidé de nous retirer du processus électoral parce que nous considérons que le processus ne se conduit pas normalement. Il y a violation du droit, il y a trop de problèmes qui ne peuvent pas nous conduire à l’objectif visé. De toute façon, on s’est retiré, donc on ne prend pas de décision concernant le processus. Mais l’inconvénient qui est réel, ils ne peuvent pas tenir une plénière pour prendre de grandes décisions. Parce que le quorum d’une plénière, exige le minimum 12 commissaires. Or avec notre retrait, il n’y a que 10 commissaires qui restent. Donc, juridiquement toute décision prise en plénière moins de 12 commissaires est nulle », précise le directeur du département juridique de la CENI.

A suivre…

Africaguinee.com

Créé le Dimanche 22 décembre 2019 à 18:04