Législatives: Le parti de Sidya Touré entre "doute" et menace de "boycott"...

Elections législatives
Sidya Touré, leader de l'UFR et Mohamed Tall
Sidya Touré, leader de l'UFR et Mohamed Tall

CONAKRY-Le parti de Sidya Touré va-t-il boycotter les élections législatives prévues le 16 février 2020 ? A deux  mois de cette échéance électorale, l’Union des Forces Républicaines (UFR) dirigée par Sidya Touré émet déjà des réserves et pose des conditions pour sa participation.  

Dans un entretien accoré à notre rédaction, Mohamed Tall membre du bureau exécutif de la troisième force politique du pays  a averti que si les conditions d’organisation d’une élection libre et transparente ne sont réunies, l’UFR n’entrera pas en compétition.

‘’ Si les conditions ne sont pas respectées, nous ne sommes pas d’accord avec une quelconque élection. Nous  sommes très attentifs et nous pensons que la décision n’est plus loin. Cela n’est pas que l’UFR seulement. On ne peut parler de notre parti seulement que si on n’est pas dans un contexte de 3ème mandat. Si la compétition électorale est possible et libre, les conditions sont créés pour cela alors nous rentrons en compétition. Mais s’il s’agit de nous amener vers le 3ème mandat alors nous sommes tous FNDC, c’est de cela qu’il s’agit. C’est pour cela que j’ai dit, nous sommes très attentifs et nous nous concertons régulièrement entre partis politiques issus de l’opposition’’ a souligné Mohamed Tall.

L’ancien ministre de l’élevage ajoute : ‘’ Nous sommes d’accord pour les élections législatives à condition qu’elles s’organisent dans des situations acceptables. Nous avons tous accepté qu’on audite le fichier, il y a eu un rapport et des recommandations qui ont été faites. On ne peut pas donc passé à côté de cela », a indiqué le directeur de Cabinet de Sidya Touré, martelant que l’intention manifeste du chef de l’Etat est de changer la constitution afin de pouvoir briguer un 3ème mandat.

Pour cela, ce cadre de l’UFR soutient que  deux options s’ouvrent au chef de l’Etat guinéen : l’organisation d’un referendum directement ou alors essayer par la voie des élections avoir les 2 /3 au parlement.

‘’ Le changement de constitution nécessite un referendum mais lui, il pourrait faire l’économie de cela.  Certaines rumeurs même disent qu’il veut un couplage des législatives et du referendum. Donc nous sommes extrêmement attentifs à cela et à l’UFR et au niveau du FNDC. Nous nous concertons régulièrement là-dessus. Je pense que le moment venu on tirera la conclusion définitivement de ce processus’’, a prévenu Mohamed Tall.

A suivre…

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (+224) 655 31 11 13

Créé le Samedi 07 décembre 2019 à 17:10