Damaro répond au FNDC: "Le problème de 3ème mandat est un faux débat…"

Manifestations en Guinée
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle

CONAKRY-Face au climat de tension qui prévaut en Guinée, le chef de la majorité présidentielle au parlement prône la paix et la cohésion sociale. Réitérant l’attachement du RPG arc-en-ciel à l’adoption d’une nouvelle Constitution, Amadou Damaro Camara soutient que le troisième mandat est un faux débat.

« C’est le chef de la junte qui a proposé cette constitution qui a été approuvée par un corps qui n’a pas été élu. Après il y a eu un président démocratiquement élu qui veut proposer une nouvelle constitution, même pas aux représentants du peuple, mais directement au peuple. Quand on veut vraiment la démocratie on ne peut pas faire mieux que de s’adresser au peuple. Par conséquent nous réaffirmons, en tant que parti, notre attachement à cette nouvelle constitution. Oui ou non à la nouvelle Constitution ? ‘’Oui ‘’, ( entonne la foule de militants réunis au siège du RPG, ndlr). Le problème de troisième mandat est un faux débat. Pour nous, c’est la nouvelle Constitution. Le peuple de Guinée a le droit de se doter d’une nouvelle constitution. Et dans le respect de cette constitution, la suite viendra. C’est ça la réalité.

Le parti demande aux uns et aux autres de prôner le vivre ensemble. Dans cette  agitation, il n’y a qu’un seul critérium qui est vraiment important. La volonté clairement exprimée des composantes de la nation guinéenne de vivre ensemble. Aucune composante de la Guinée n’a des velléités de sécession. Toutes les composantes veulent vivre ensemble. C’est ça le plus important. Tout le monde doit s’investir à maintenir ce vivre ensemble, à maintenir la paix. La paix à tout prix ! C’est ce qui nous amènera au développement.

On n’a pas besoin de s’éclater la tête pour savoir de 2011 à maintenant qu’est-ce qui a été fait ou qu’est-ce qui est en cours d’être fait. Quand le Professeur a dit qu’il a hérité d’un pays pas d’un Etat, il n’y avait aucune préfecture en Guinée qui avait un commissariat digne de nom, une gendarmerie digne de nom, une résidence d’un préfet digne de nom. C’est ça les premiers symboles de l’autorité  de l’Etat. Le Professeur les a-t-il restaurés ou non ?

On dit que les routes sont défoncées. C’est vrai. Mais elles étaient tellement  bien faites qu’elles n’ont même tenu cinq ans. C’est ça le résumé. On dit qu’il n’y a pas d’eau. Quelle la ville qui avait de l’eau où  Alpha Condé est venu fermer le robinet ?  Quelle est la ville qui avait de courant où Alpha Condé est venue couper ? (…) On dit ce n’est pas moi qui a vendu les chemins de fer, mais ça a disparu en ton temps. Ce n’est pas moi qui vendu Air Guinée, mais ça a disparu en ton temps. Ça c’est la meilleure gestion.

Donc nous demandons aux uns et aux autres de maintenir l’esprit de paix, de cohésion et d’unité nationale, lutter contre l’ethnocentrisme ».

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Samedi 19 octobre 2019 à 17:55