Menaces de Bouréma Condé : la réplique Cellou Dalein Diallo…

Manifestations du 14 octobre
Cellou Dalein Diallo, Chef de file de l'opposition
Cellou Dalein Diallo, Chef de file de l'opposition

CONAKRY-La sortie musclée du ministre Bouréma Condé contre le Front National pour la Défense de la Constitution continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Cellou Dalein Diallo, le Chef de l’opposition guinéenne a fermement réagi aux propos du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui qualifie le FNDC d’être une menace à la paix et à la sécurité de la National.

Le principal adversaire politique du régime du président Alpha Condé qui a été interpelé ce mercredi 9 octobre 2019 a renvoyé le ministre Condé aux origines de cette crise, avant de prendre un engagement ferme au sujet du projet de référendum constitutionnel.

« Qui a refusé de mettre en place les conseils de quartiers, les conseils régionaux alors que la Loi le prescrit de manière claire et limpide ? Qui a refusé de mettre en place la haute Cour de Justice ? Qui a refusé à ce que la CENI élabore un chronogramme réaliste respectueux de la Loi et des délais opérationnels ? Qui a brimé le droit des citoyens alors qu’on a fait des campagnes pour avoir les Conseils des quartiers ? Ils ont décidé de violer la Constitution et de ne pas appliquer la Loi en essayant de s’octroyer un troisième mandat en faisant adopter une nouvelle Constitution. Qu’est-ce qu’on reproche à l’actuelle Constitution ? Il n’y a rien sauf qu’elle ne permet pas un troisième mandat (…). Il faut qu’on arrête cette mascarade en cours. Il faut qu’on arrête ce processus qui vise à octroyer à monsieur Alpha Condé un troisième  mandat », a rétorqué l’ancien premier ministre.

Qualifiant le FDNC d’être une menace contre la paix et la sécurité de la Nation, Général Bouréma Condé a averti que l’Etat ne permettra pas l’anarchie s’instaurer dans le pays. Le ministre est allé plus loin en mettant en garde les fauteurs de troubles. Du berger à la bergère, l’opposant réplique en disant que la paix ne s’obtient pas par l’exhortation.

« On n’obtient pas la paix par l’exhortation. On l’obtient par le respect de la Loi et le respect des droits des autres à la justice. C’est eux qui sont à l’origine de la crise dans laquelle on va enter nécessairement. Ils ne peuvent pas impunément continuer à violer les droits des citoyens, les droits des partis politiques et dire que c’est lorsqu’on proteste contre la violation de ces droits qu’on est en train de perturber l’ordre public. C’est au nom de l’ordre public qu’il y a eu les massacres du 28 septembre. Lorsque vous les écoutez aujourd’hui, c’est le même discours qu’on tenait à la veille des évènements du 28 septembre 2009 », a répliqué l’opposant, martelant que le gouvernement sera tenu responsable du désordre public si jamais il y en a dans les prochains jours.

« Ceux  qui sont responsables du désordre public, si jamais il y a désordre public, ce sont eux. Et ils répondront devant l’histoire et devant les juridictions internationales parce que s’ils avaient respecté la Loi et le droit des citoyens, naturellement on n’en serait pas là », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Jeudi 10 octobre 2019 à 10:47