Fronde à la Ceni : Des commissaires à couteaux-tirés !

Elections législatives
Maitre Salif Kébé, Président de la CENI et Dr Bano Sow, vice-président
Maitre Salif Kébé, Président de la CENI et Dr Bano Sow, vice-président

CONAKRY- Les dissensions qui minent l’institution électorale en Guinée est loin de se dissiper !

Pendant qu’un groupe de commissaires qui composent la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), dénoncent le chronogramme des élections législatives, des commissaires issues  de la mouvance présidentielle soutiennent le contraire. Ali Bocar Samoura, directeur du département information, communication et sensibilisation de la Ceni, affirme que la date du 28 Décembre a été retenue en commun accord avec tous les membres qui composent la Ceni. Selon lui, celle-ci est bel et bien tenable. 

"Ce qui est sûr, nous continuons à exécuter le programme, nous sommes tous dedans (…), on ne parle ni de commissaires de la mouvance ou de l’opposition. Au sein de la commission Electorale Nationale Indépendante, il y a une indépendance. La position de ceux qui grondent n’engagent qu’eux ; ils sont les seuls à savoir pourquoi ils le font. Avant la promulgation de la date, nous avons fait la séance plénière  ensemble jusqu’aux alentours de 23 heures. Tout compte fait, mauvaise foi ou pas, tout ce que je peux leur dire, c’est de se mettre au travail (…),  la date a été indiquée et on ne peut pas mentir, c’est le travail qui nous emmènera là. Il s’agit de prouver maintenant qu’on peut arriver à ce délai ou pas. L’heure n’est pas aux railleries (…), pour le moment, techniquement la date du 28 décembre est possible et elle est tenable", a assuré Ali Bocar Samoura.

Le 15 septembre dernier, sept commissaires issus de l’opposition guinéenne ont constitué un front contre cette la date du 28 Décembre 2019. Selon eux, vouloir organiser les élections législatives d’ici la fin de 2019, soit en moins de 100 jours, c’est vouloir biaiser le processus électoral avec le non-respect des délais légaux prévus par le code électoral, la réduction significative des délais opérationnels majeurs (enrôlement des électeurs, dédoublonnage des électeurs ) et la non prise en compte de certaines recommandations de l’audit du fichier électoral.

A suivre…

BAH Boubacar LOUDAH

Pour Africaguinee.com

Tel : (224) 655 31 11 13

Créé le Samedi 21 septembre 2019 à 12:05