Insécurité routière : des coupeurs de route sévissent sur la route Labé-Conakry…

Insécurité routière
Image d'illustration
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CONAKRY/LABE- Un véhicule de transport en commun de  9 places a été attaqué la nuit dernière sur l’axe Labé-Conakry par des coupeurs de route. Les assaillants ont emporté plus de douze millions de francs guinéens  ainsi d’autres objets de valeur.

C’est des victimes éprouvées par l’attaque qui ont témoigné sur les circonstances de l’attaque. Ils indiquent que c’est  trois hommes armés qui étaient à moto qui ont commis l’attaque à main armées avant de les dépouiller de tout

«  Des gens nous ont suivi à Moto, on ne savait que c’est des bandits. A Yombokouré la voiture a commencé à chauffer j’ai garé pour gérer ça. Ils se sont arrêtés auprès de nous pour demander si nous sommes en panne, le temps pour nous de répondre, ils ont braqué des armes sur nous, ils m’ont jeté dans le coffre du véhicule, les passagers de devant jetés au siège arrière. L’un des bandits a pris la direction du véhicule, le deuxième est resté à côté avec son arme, un PMAK  braquée sur nous, le troisième a continué sur la moto derrière nous. Après avoir fini de monter la colline, ils nous ont conduit en pleine brousse. Ils ont mis tout le monde par terre pour nous dépouiller de tout. Une femme passagère a perdu sur place 400,000FCFA et 2 millions de francs guinéens, moi on m’a pris 1400,000gnf. Ils n’ont blessé personne. Ils ont voulu tirer sur deux passagers mais les balles ont touché le sol. Pris de peur,  un passager a déclaré qu’il a 12000,000gnf dans un sac, l’un des bandits est monté descendre le sac et déchirer tous les autres bagages. Les bandits ont dit qu’ils cherchent un taxi qui quitte Madina pour Labé immatriculation RC 1326. Dès qu’ils ont vu ma plaque 13 13, ils ont pensé que c’est moi. Après l’attaque ils ont dit vous avez de la chance ils nous ont instruit de rester dans la brousse jusqu’au matin avant de bouger ils sont partis. Mais avant ils m’ont demandé dans quelle unité de sécurité on  va se plaindre, ils ont dit c’est eux qui les arment. Ils m’ont invité d’arrêter le transport pour les rejoindre dans les attaques ce qui est plus rentable. Ils étaient tous armés » a expliqué le chauffeur du véhicule, Mamadou Dian Diallo

Étudiant de son état Alseny Diallo est aussi victime : « les pertes sont énormes parce que nous étions nombreux dans le taxi, c’est entre Kindia que ces bandits sont tombés sur nous. Ils ont intimé l’ordre à tout le monde de donner tout ce qu’il détient : argent, téléphone… Moi j’ai perdu plus de 800,000 et mes téléphones ils ont tout pris. Ils voulaient me faire du mal en demandant si je suis libyen j’ai répondu que je suis guinéen de Mamou, Petel, c’est comme ça que j’ai été épargné » a regretté cette victime

Interrogé, le responsable du syndicat des transports Section CNTG se demande quoi faire maintenant vue la fréquence des attaques.

 «  Vraiment c’est difficile, il ne se passe pas 2 semaines sans qu’un véhicule de transport ne soit attaqué et nous lançons un appel chaque jour, mais c’est sans suite. Quand les attaques étaient fréquentes autrefois, nous avions appris que le haut commandement de la gendarmerie était venue jusqu’à Mamou il parait qu’une brigade avait été mise en place pour faire la ronde entre Kindia, Mamou et Dabola parce que c’est les axes les plus touchées, mais jusqu’à présent c’est sans résultat », déplore Elhadj Maladho Zawia Diallo de la CNTG

Au moment où nous quittions le siège du syndicat ; des transporteurs furieux menaçaient de garer le véhicule en guise de protestation si des mesures ne sont pas prises pour les sécuriser.

Alpha Ousmane Bah(AOB)

Pour Africaguinee.com

 

Créé le Vendredi 14 juin 2019 à 15:04