Gestion des impacts sociaux : la CBG partage son expérience au Symposium minier…

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Panel symposium mines Guinée
Panel symposium mines Guinée

CONAKRY-Le Symposium Mines Guinée se poursuit à Conakry. Des panels aussi riches, diverses que variés sont animés par spécialistes du secteur. Plusieurs thèmes ont été abordés au cours de la deuxième journée du symposium. Parmi eux, on peut citer : la  gestion des impacts sociaux, la gestation des impacts environnementaux, mines et contenu local. Des échanges riches, des partages d’expériences ont  marqué cette journée.

Souleymane Traoré qui a participé au panel gestion des impacts sociaux a évoqué l’expérience de la CBG sur cette thématique. Interrogé, le Directeur Général de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) a expliqué que le  préalable de tout projet minier repose sur l’étude de l’impact environnemental et social.

« Quand on initie un projet minier, il faut faire une étudie d’impacts environnementaux et sociaux. C'est-à-dire qu’il faut évaluer les impacts positifs et négatifs que le projet pourrait avoir sur les communautés et la biodiversité. Une fois qu’on a identifié ces impacts, il faut mettre en place des plans pour éradiquer les impacts ou en réduire le maximum possible. Les impacts résiduels, il faut mettre un plan pour les compenser », renseigne le premier responsable de la CBG.

Présent en Guinée depuis 1973, la CBG a une riche expérience dans la gestion de cette thématique. Quoique, dans sa quête de performance, elle continue de s’améliorer afin de se conformer aux standards les plus exigeants sur plan mondial.

« Dans le cadre de notre projet d’extension que nous avons commencé en 2014, nous avons cherché un référentiel. Nous avons décidé d’adopter le référentiel de la société financière internationale (IFC) qui a l’un des référentiels les plus exigeants au monde aujourd’hui en termes d’environnement et du social. On s’est engagé à appliquer ce standard, nous avons développé 22 plans de gestion des impacts environnementaux et sociaux que nous sommes en train de mettre en œuvre aujourd’hui. Tout ce que nous faisons, c’est dans le cadre de ces exigences », souligne Souleymane Traoré.

La CBG continue d’entretenir de bonnes relations avec les communautés impactées par ses activités. En témoigne d’ailleurs le prix de meilleure compagnie minière dans le cadre du développement durable des communautés riveraines.

«  Nous gardons de très bonnes relations avec les communautés qui nous entourent. Les communautés savent que quand elles ont des préoccupations, elles peuvent s’adresser à CBG à tout moment. C’est le message que nous passons. La porte est toujours ouverte. Le dialogue est fondamental et nous sommes ouverts. Nous mettons tout en œuvre pour que l’impact de nos opérations soit le plus minimal possible sur les communautés, l’environnement et la biodiversité », indique le DG de la CBG.

Interrogé sur cette problématique, Sadou Nimaga haut cadre du ministère des mines a expliqué le processus par lequel  le Gouvernement travaille avec les miniers pour limiter les impacts négatifs et maximiser les impacts positifs sur les populations.

« Il n’y a pas de projets miniers sans impacts, que ce soit positif ou négatif. Toute société minière responsable doit œuvrer pour maximiser les effets positifs et amoindrir les impacts négatifs. C’est pour cela qu’avant de développer un projet minier, il est important de mener une étude d’impact environnemental et social. Ces études vont permettre  d’identifier les besoins locaux des populations impactées (…) lorsqu’on les aura identifié on cherche un plan de leur gestion. Il y a un ensemble d’outils qui sont à la disposition des miniers et qui est validé en amont avec  le ministère de l’environnement avec un certain regard du ministère des mines. Sans cela, on n’octroie pas de permis d’exploitations », a confié M. Nimaga.  

Il explique que les compagnies minières de bauxite et de minerais de fer paient 0.5% de leur chiffre d’affaires qui est réparti au niveau des collectivités bénéficiaires. Les autres substances comme l’or, le diamant, c’est 1% du chiffre d’affaire des sociétés qui est payé,  a-t-il dit. Il précise que pour les collectivités qui ne sont pas minières, le président de la République a prévu 15% des revenus tirés des mines payés au budget national.

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Vendredi 26 avril 2019 à 10:58

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