Damaro Camara: « pourquoi il faut amender le code électoral… »

Code électoral
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle
Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle

CONAKRY-Un nouveau bras de fers pointe à l’horizon entre le pouvoir d’Alpha Condé et le parti de Cellou Dalein Diallo. Le parti présidentiel est favorable à un amendement du code électoral, alors que  l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) ne veut pas en entendre parler.

Pour Amadou Damaro Camara, le code électoral a été  adoptée le couteau à la gorge. Mais avec le recul, soutient-il,  l’évidence a montré que l’application de certaines dispositions du code n’est pas faisable.

« Si on va dans l’installation des chefs de quartiers et districts, on en aura pour trente ans comme me l’a  dit un ambassadeur occidental. C’était une mauvaise loi concoctée sous la menace, le couteau à la gorge. On m’a traité de fasciste, de quelqu’un qui veut brûler le pays… l’élection des chefs de quartier n’existe nulle part dans le monde. Les quartiers ne sont pas des cellules de la décentralisation, il n’y a aucun développement au niveau des quartiers. Les chefs de quartiers s’occupent des problèmes de baptême, de mariage, des problèmes domaniaux, des certificats de résidence etc. il n’y a pas de budget en la matière. Il n’y a absolument aucune gestion au niveau des quartiers », a déclaré le chef de la majorité présidentielle, interrogée par Affricaguinee.com.  

L’amendement du code électoral aurait pour conséquence la non-installation des conseils de quartier et district au prorata des résultats obtenus par chaque aux élections communales. Le parti de Cellou Dalein Diallo n’a eu de cesse de dénoncer le manque de volonté du Gouvernement à parachever les élections communales. Il dénonce la violation de la Loi et promet d’exiger l’application des dispositions du code électoral sur l’installation des chefs de quartier. Mais avec cette sortie de l’honorable Damaro, tout porte à croire qu’un bras de fer pointe à l’horizon entre les deux camps.

« La loi a été voltée. Mais toute loi est dynamique. Une Loi qui ne peut pas s’appliquer est sujette à deux choses : son abrogation ou son amendement. L’installation des communes a démontré les limites de cette loi. La conscience du législateur, nous devons être en mesure de dire que ça ne marche pas et avoir le courage de changer certaines dispositions de cette loi pendant cette cession », a indique Amadou Damaro Camara.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Samedi 30 mars 2019 à 15:53