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Guinée : Les assassinats visent-ils une ethnie ?

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Politique
Alpha Condé, Président de la République de Guinée
Alpha Condé, Président de la République de Guinée

CONAKRY-Les assassinats lors des manifestations politiques en Guinée visent-ils une ethnie ? Le gouvernement vient de répondre ! Piqués au vif par une question d’un journaliste lors d’une conférence de presse cet après-midi à Conakry, les membres du Gouvernement se sont coalisés pour défendre le pouvoir face aux nombreux cas d’assassinats enregistrés ces huit dernières années notamment sur l’axe Hamdallaye-Kagbelen.  

 « C’est difficile en balistique de trouver des balles sélectives (…) Je ne crois pas que dans un tel contexte de morts, il n’y a que des balles qui ne visent qu’une seule ethnie. Soyons raisonnables entre nous.  Comment expliquez les quatre morts, des enfants qui ont été grillés comme des sauterelles à Kalinko qui ont été comptabilisés sur les 100 ? Ils n’étaient pas sur l’axe. Ceux-ci n’étaient pas des Diallo et des Sow. Moi je suis un Bah. Ce qui est important, le langage de la victimisation ou ethnique est l’apanage de ceux qui n’ont jamais compris ce qu’est une Nation. Je suis ni Diallo, ni Bah, ni Sow, mais Khalifes du Foutah qui viennent de séjourner à Conakry ont dit que notre tuteur à Conakry, c’est le Général Bouréma Condé. Alors autant ils sont peinés d’entendre ce genre de message, autant je le suis. Donnons-nous la main pour l’unité nationale. Nous en avons besoin aujourd’hui pour notre pays. Je ne voudrai pas qu’on s’exprime en disant que tous sont du même axe, de la même ethnie, on est arrivé à cent (100). Honnêtement cette comptabilité nous fait tous un grand pincement au cœur », a martelé le ministre Bouréma Condé, faisant observer que : « Quand nous aurons accepté ensemble de faire en sorte qu’il n’y ait plus de victimes, je pense qu’on va cesser de se victimiser ».  

Son homologue de la sécurité parlant du même sujet a soutenu qu’il y a des victimes partout en Guinée. « Il y a eu des victimes partout en Guinée. Je ne sais pas pourquoi certains ne parlent que des victimes de l’axe. Il y a eu des victimes un peu partout, à Faranah, Kalinko, Siguiri (…). Evitons d’ethniciser le débat. Chaque fois qu’un guinéen meurt, c’est une mort de trop », a lancé Alpha Ibrahima Keira, alors qu’Amara Somparé prévient que lecture des violences politique en Guinée est extrêmement dangereuse et pernicieuse.

« Nous n’avons aucun intérêt à ce  que notre Guinée brûle. Personne d’entre n’a nulle part où aller. Nous sommes un pays multiethnique, le brassage est une réalité… J’en appelle surtout  au sens de responsabilité de la presse », a interpelé le ministre de la communication.

Diallo Boubacar 1 &

Bah Boubacar Loudah

Pour Africaguinee.com

Tel : (000224) 655 311 112

 

Créé le Vendredi 09 novembre 2018 à 18:36