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Confidences de l’artiste pastoral Yero Kessou: ‘’lorsque j’ai commencé à chanter…’’

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Parole à l'artiste
Yéro Kessou Kanté
Yéro Kessou Kanté

CONAKRY-Yero Kessou Kanté connu sous le nom ‘’Yero Kessou’’ est l’un des propulseurs du Podha, un style musique pastoral convoité par la couche juvénile. 

Ces derniers temps, il n’est plus devant les projecteurs. Rencontré par une journaliste de notre rédaction, cet artiste pastoral a expliqué la raison de son absence de la scène musicale guinéenne par des difficultés financières.

Passionné de la musique, le parcours de YeroKessou est plutôt mitigé. Issue d’une famille de forgeron, il a commencé à chanter très jeune à Labé. Malgré les nombreuses difficultés qu’il a rencontrées, il a réussi un exploit dans ce métier qu’il exerce avec amour depuis 46 ans. Aujourd’hui, il arrive à subvenir aux besoins de sa famille grâces aux cérémonies festives populaires auxquelles il participe, mais aussi dans les lieux de distractions.

« Je veux dire à tous mes fans que je suis dans  le pays. Ça fait longtemps je n’ai pas sorti un album mais je le ferais bientôt. Mais actuellement, la musique n’est pas facile, il faut investir beaucoup d’argent pour préparer des meilleurs morceaux comme mes deux albums qui ont connu du succès à savoir : Diariyana et Unfolahi », a déclaré YeroKesso, qui animait avec son orchestre dans un bar à Conakry. 

Son genre musical, c’est le style pastoral peulh. Yero Kessou utilise le piano et la guitare, et livre des messages de la vie quotidienne en société, des de paix et d’amour entre les couples pour aider les jeunes et les femmes à travailler pour le développement du pays. 

« Nous sommes contents que la jeunesse guinéenne aime le Podha, parce que si tu travailles et personne ne s’intéresse, ce n’est pas motivant. Il faut redoubler d’effort pour être meilleur, j’aime la musique. Quand j’ai commencé la musique je faisais la première année de l’école primaire à Labé en 1972. J’ai vu un de mes oncles chanter. C’est ce qui m’a aussi encouragé à faire la musique. Samba Djouldé  et Samba Simity, c’est eux qui m’ont appris à jouer  l’accordéon et à chanter.  Je ne regrette pas d’être artiste », a confié Yero Kessou.  

Toutefois, Yero Kessou interpelle l’Etat guinéen sur certaines difficultés rencontrées par les artistes dans leurs activités. 

« Nous chantons, nos albums  et images sont vendus sur le marché guinéen. Mais nous n’avons aucun intérêt. Pourquoi, aujourd’hui quand on regarde les pays voisins, c’est seulement les vedettes guinéennes qui souffrent ? En principe l’artiste doit vivre de ses œuvres. L’Etat doit accompagner les artistes et nous aider à avoir une grande  école spécialisée en musique, pour aider nos jeunes qui veulent être de bons musiciens», a sollicité Yero Kessou. 

Depuis 5 ans, Yero Kessou n’a pas fait sortie d’album. Mais, il promet à ses mélomanes un retour triomphal très bientôt.   

 

BAH Aissatou

Pour africaguinee.com

Tél : (+224) 655 31 11 14

Créé le Dimanche 19 août 2018 à 11:10

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