Guinée: vers une année blanche ?

Education
Le Syndicaliste Aboubacar Soumah et le Président de la république Alpha Condé
Le Syndicaliste Aboubacar Soumah et le Président de la république Alpha Condé

CONAKRY-La nouvelle grève projetée par les enseignants à partir de ce samedi 26 mai, fait craindre une année blanche en Guinée.  L’année scolaire 2017-2018 a été perturbée par des grèves intempestives du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) qui demande une amélioration des conditions de vie et de travail.

L’annonce du déclenchement d’une nouvelle grève inquiète les élèves candidats aux examens nationaux. Nombreux sont les candidats au baccalauréat session 2018 qui vivent avec la hantise de perdre l’année scolaire en cours.

Rencontrés au lycée public de Lambanyi, plusieurs élèves se sont exprimés à cette annonce du syndicat des enseignants. Si certains craignent une année blanche, d’autres par contre estiment que la grève va perturber de plus leurs préparations. C’est le cas de Mouhamed Cherif Sylla qui fait la Terminale Sciences Mathématiques au lycée Lambanyi.

« Cette grève va encore perturber nos préparations pour le bac. Parce que l’autre fois encore on avait fait un mois sans cours. Une nouvelle grève risque de perturber tout. Moi  je demande à Aboubacar Soumah de pouvoir négocier avec l’Etat afin que le gouvernement puisse satisfaire leurs revendications », lance ce candidat au baccalauréat.

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Craignant une année blanche, Honoré Gbama candidat au BAC affirme que les écoles publiques sont en retard sur les programmes.

« Particulièrement je crains une année blanche. La grève précédente a non seulement perturber les cours mais aussi ça m’a démotivé de réviser en tant que candidat. En plus de ça, nous qui étudions dans les écoles publiques nous sommes en retard par rapport aux programmes contrairement à ceux qui sont dans les privées. Moi je lance un appel particulier à l’Etat, le gouvernement doit voir les conditions de vie des enseignants, il doit se comprendre avec le SLECG », lance cet élève.

Djenab Diakité quant à elle tire les leçons de la dernière grève. Pour cette candidate, une nouvelle grève sera un obstacle pour l’éducation guinéenne. « Par rapport à cette grève annoncée par le secrétaire général du SLECG, je pense que cette grève va beaucoup entraver l’éducation guinéenne », s’inquiète Mlle Diakité alors que Alhassane Camara candidat s’inquiète du fait cette nouvelle grève intervient à un mois des examens.

 « Ils avaient organisé une autre  grève l’autre fois pour les 40%, ils ont obtenu ça. Bientôt les examens nationaux, on craint une année blanche parce que nous sommes à un mois de la fin de l’année scolaire », s’inquiète cet élève de la terminale.

Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée invoque deux raisons qui l’a poussé à déclencher cette grève. La première est le manque de volonté de la part du gouvernement pour l’augmentation de leur salaire à 8 millions GNF. La seconde c’est  la programmation des évaluations de fin d’année dans les écoles par le département de l’éducation nationale.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinée.com

 

Créé le Vendredi 25 mai 2018 à 11:31