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Aboubacar Soumah : « Si Alpha Condé est prêt pour la bagarre… »

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Crise sociale en Guinée
Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée
Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée

CONAKRY-Les menaces du président Alpha Condé feront-ils fléchir les syndicalistes ? Pas sûr ! Aboubacar Soumah, le leader du syndicat  des enseignants chercheurs de Guinée (SLECG) prévient qu’ils ne fléchiront pas face à la revendication de leurs droits. 

Accusant les syndicalistes d’être à l’origine du faible niveau des enseignants, Alpha Condé prévientqu’il n’acceptera leur  « diktat » au détriment des intérêts du peuple. « S'ils veulent la bagarre je suis prêt à la bagarre », a prévenu le Chef de l’Etat  alors que son gouvernement est en phase d’ouvrir des discussions avec les enseignants pour l’augmentation de leur salaire de base à 8 millions de francs guinéens. 

 « S’il est prêt pour la bagarre, nous on n’est pas prêt pour ça. On revendique nos droits. Nous sommes dans cette logique. Et tant que nos droits seront brimés, nous allons les revendiquer », a répondu Aboubacar Soumah secrétaire Général du SLECG.

Vers un autre bras de fer ? 

Un bicéphalisme déchire le SLECG depuis plusieurs mois. Un congrès d’une autre faction de mouvement syndical est prévu ce mercredi 18 mai. Aboubacar Soumah accuse le Gouvernement de soutenir cette branche pour saper son « autorité ». Le syndicaliste menace de déclencher une grève si ce congrès a lieu sous le label du SLECG pour démontrer sa force face à ses rivaux. 

« Pour nous, il n’y a qu’un seul SLECG qui a déjà organisé son congrès depuis le 27 janvier. On ne permettra plus à l’Etat de financer un autre SLECG qui n’a aucun représentant sur le terrain alors qu’en matière syndicale c’est la représentativité qui compte. Si ce congrès se tient sous le label du SLECG, nous allons faire déclencher une grève pour faire une démonstration et départager  les deux SLECG », a averti le syndicaliste. 

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Selon lui, le Gouvernement n’a aucun droit de s’ingérer dans les affaires syndicales en demandant de reprendre le congrès qui a déjà été fait. Il craint que la création d’une nouvelle branche syndicale au sein  du SLECG soit un élément qui va casser son élan. 

 « C’est un syndicat du pouvoir et non un syndicat des travailleurs. Le Pouvoir va s’appuyer sur eux pour nous contrer. C’est pour cela nous nous élevons contre eux et nous déclencherons une grève dès l’instant où le congrès se tiendra sous le label du SLECG », a-t-il prévenu.

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Mardi 15 mai 2018 à 18:34

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