Conakry : des universitaires à l’école du Droit International Humanitaire...

Société

CONAKRY-Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) à travers sa délégation en Guinée s’implique dans la vulgarisation du DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE. Dans cette optique, il a initié une formation à l’endroit des chefs de Département Droit de plusieurs Universités publiques et privées de la place.

Pendant trois jours, ces enseignants-chercheurs ont été formés sur plusieurs thématiques liées au Droit  International Humanitaire (DIH) et sa mise en œuvre. La question liée à la protection des journalistes et des personnes handicapées pendant les conflits armés a également été abordée.

A travers cette formation, le CICR compte diffuser dans les universités guinéennes sa mission qui est celle d'aider et de protéger les personnes touchées par les conflits armés et de toute autre situation de violence pouvant entrainer des conséquences humanitaires. Cette mission du CICR est régie par les conventions de Genève et leurs protocoles additionnels. Pour Patricia Escolano Guiote, chef de la délégation du CICR en Guinée, cette formation vise à promouvoir le DIH en vue de son intégration dans les lois guinéennes.

" Le Comité International de la Croix Rouge comme garant du Droit International Humanitaire, ne va pas cesser d'appuyer tous les gouvernements pour la promotion et l'intégration du DIH dans leurs lois à travers ces activités que nous menons. Pour nous, c'est très important de travailler à côté des universités, à côté des magistrats, du ministère de la justice, mais aussi du ministère de l'enseignement supérieur afin qu'on puisse avoir le niveau de connaissances et le niveau de mise en œuvre du droit international humanitaire qui permettent à la Guinée d'être au plus haut niveau. Aujourd'hui je suis très contente des discussions qui se sont déroulées entre les chefs de départements des universités de Conakry autour du DIH avec des cas pratiques qui permettent d'approfondir leurs connaissances de ces droits. Donc c'est une fierté pour moi de participer à ces débats », s’est félicitée Patricia Escolano Guiote.

Cette formation qui a débuté le 26 juillet 2017 et pris fin ce vendredi 28 juillet a accueilli des enseignants-chercheurs de neuf institutions d'enseignement superieur de la capitale. Pour l'un des facilitateurs, l'atelier a abordé des modules liés aux thématiques actuelles du DIH.

"Pour cet atelier, on avait des thématiques très actuelles notamment la répression des violations du DIH et sa mise en en œuvre qui d'ailleurs a posé une problématique parce que la Guinée n'a pas une commission nationale de droit international humanitaire. Ce qui est un manquement grave dans la mesure où à travers cette commission, on pourrait intéresser ces jeunes enseignants qui ont l'envie de se spécialiser dans le domaine, de les encourager et de promouvoir leurs talents mais malheureusement on n’a pas cette commission », a déploré M. Tolno Michel.

Ce professeur de droit public et consultant indépendant a interpelé les autorités administratives et politiques sur la nécessité de mettre en place cette commission. Poursuivant, M. Tolno a indiqué que la protection des journalistes et des personnes handicapées lors des conflits armés a aussi été abordée.

Les participants sont sortis satisfaits de cet atelier de formation. Selon eux, elle leur a permis de s'améliorer sur les thématiques abordées.

''Ces cours renforcent nos capacités d'enseignement dans les salles de classe, ça nous permet de faire une remise à niveau. J'avoue que ça s’est passé dans un cadre convivial et apprécié de tous les participants », a témoigné ce participant.

A noter que cette formation sur le Droit international Humanitaire est élargie jusque dans les villes de l'intérieur du pays.

 

Thierno Sadou Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le Dimanche 30 juillet 2017 à 13:42

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